De nombreux établissements non baptisés

n Contrairement à ce qui se pratique à travers les quatre coins pays à Boudjellil, de nombreux édifices publics réalisés et mis en service depuis bien longtemps ne sont pas encore baptisés et risquent de ne pas l’être de sitôt car aucune des parties directement concernées par cette opération ne semble y attacher trop d’importance notamment la « famille révolutionnaire » qui reste un partenaire incontournable tout indiqué pour porter cette revendication devant les pouvoirs publics et ce ne sera que justice rendue à tous ceux qui de leur vivant ont contribué à faire la gloire de ce village. Cette situation ou omission reste tout de même injustifiée puisque Boudjellil a enfanté d’innombrables érudits et beaucoup de révolutionnaires dont les noms sont en train de glisser peu à peu et dans un total anonymat vers les profondeurs de l’oubli et ce justement à cause de vils calculs inavoués qui visent à travestir l’œuvre de ceux qui ont fait de ce village un repère incontournable dans tous les domaines de la vie dans un passé récent. Aujourd’hui, le village qui a vu grandir cheikh Saddek Chikh Amar, « Rougi » et le plus jeune condamné à mort à travers le monde est en passe de devenir un patelin sans histoire. Un centre de santé au nom d’un certain Nanouche ne fera que rappeler aux futures générations que le territoire de la commune de Boudjellil Boumakhlouf à Metchikh a abrité une importante infirmerie qui a rendu d’énormes services aux moudjahidines durant la révolution sous la direction de ce très jeune infirmier martyr.

Ali. K