Ces dernières années, d’aucuns ont remarqué que le séjour des entraîneurs étrangers chez les Canaris ne va jamais au bout du contrat. Et pour cause, si l’on ne met pas a l’avant le problème de la langue, comme c’est le cas avec le Brésilien, on évoque-tenez vous bien !- l’attitude trop professionnelle de ces derniers. Sous d’autres cieux, le gardien Chaouchi aurait écopé d’une sanction qui lui aurait fait regretter son geste. Chez nous, c’est tout à fait l’inverse. On a décidé de sacrifier Moldovan pour garder un Chaouchi qui a osé balancer une chaussure en pleine gueule du coach Roumain et ce pour ne pas l’avoir convoqué pour le match face au NAHD. Irréfléchi et scandaleux. De plus, ces épisodes qui tendent à se généraliser dès que la JSK engage un coach étranger ne manqueront certainement pas de salir l’image du club le plus titré d’Algérie auprès des techniciens étrangers qui en avaient jusque-là une opinion bien meilleure. Le Belge Taelman est arrivé jusqu’aux responsables de la FIFA pour recouvrer ses droits ; après lui, c’est le Français Jean Yves Chay qui a fait les frais d’une gestion chaotique et qui a dû se retrouver seul dans sa chambre d’hôtel qu’il a dû payer rubis sur l’ongle et de sa propre poche au risque de voir ses affaires confisqués par l’administration de l’hôtel Amraoua. On pensait avoir définitivement basculé dans le conditionnement moderne, c’est-à-dire nappé du sucre-glace de la sportivité. Et voilà qu’en si peu de temps, les déclarations à chaud recueillies sur le tarmac de l’aéroport devant Mahieddine Khalef, qui a accepté de parrainer ce transfert, se transforme en bagarre rangée entre un Roumain venu apporter sa touche et son gardien qui nous sommes convaincus, n’a sûrement pas signé un contrat de titulaire. Nous ne en sommes pas dans le secret des Dieux mais aujourd’hui il est clair comme l’eau de roche que Hannachi s’est trompé de cible.
Yannis Zafane
