Ainsi, depuis la fin du mois de juin, chaque semaine, un groupe de quarante enfants bénéficie d’une sortie à la plage. Le directeur étant en congé annuel, nous nous sommes rapprochés d’un animateur. « Nous en sommes déjà à la sixième sortie depuis la fin juin. C’est un programme qui s’étalera jusqu’à la mi-août. Nous allons organiser au moins dix sorties. Cela permet aux enfants qui n’ont pas de moyens de profiter du sable fin de nos plages », nous a-t-il répondu. Donc au total, plus de quatre cents jeunes bénéficieront de ces détentes. L’APC, pour sa part, met à la disposition des encadreurs des bus. Les bénéficiaires ne paient que les frais d’adhésion. « La plupart des enfants sont adhérents dans les différents clubs de notre établissement », a affirmé notre interlocuteur. Cette Maison de jeunes qui a formé tant d’artistes est en pleine rénovation. Contrairement aux autres Maisons de jeunes qui manquent d’espace, celle de Draâ El Mizan est un établissement où l’on retrouve plus de cinq grandes salles. Au cours de notre visite au sein de cette infrastructure culturelle, nous avons également découvert le portrait géant de Lounès Matoub rénové par son auteur lequel a été secondé dans sa tâche par de jeunes peintres. L’effigie du Rebelle a repris toute sa clarté. La face reprennent la dernière jaquette de l’album Lettre ouverte aux…, elle aussi, a repris toutes ses couleurs. Il est attendu de replacer ce portrait au niveau de la stèle Matoub-Lounès située en face du lycée Ali-Mellah. Il faut dire que depuis que le portrait a été arraché de sa place au début du mois de juin, un vide est visible de loin à ce niveau. « Nous allons bientôt le remettre à sa place. Nous attendons seulement que Nna Aldjia soit disponible car elle nous a promis de venir le jour où tout sera prêt », nous a dit un membre de l’association Amgud.
Amar Ouramdane
