Ainsi cette APC enregistre son troisième revers car ayant par le passé déjà échoué à délibérer pour cause du boycott des deux précédentes assemblées par six membres. Pour rappel, les six membres ont fustigé, dans une déclaration rendu publique en date du 07 juillet, la gestion de la collectivité et de ses biens par l’actuel exécutif, notamment le maire qu’ils ont qualifié d’ »oligarque. » Alors qu’il était admis sur la scène politique locale, que des intermédiaires ont pu rapprocher les deux camps, les six ont d’emblée démenti cette rumeur en rejetant l’ordre du jour proposé par l’exécutif, 19 points allaient être soumis au débat pendant cette séance, à savoir : la répartition de l’excédent financier 2007, la moins-value 2007-2008, le tableau des effectifs, le cas de la cité GMS, l’allocation des subventions aux associations notamment sportives entre autres.
Notons que l’excédent financier de cette commune avoisine les 70 milliards de centimes. Un débat sur la situation générale de l’APC et particulièrement sur les relations entre les élus et l’exécutif a été engagé. M. Bachir a qualifié cet état de faits dans des termes optimiste en déclarant : « Ce que vit Akbou actuellement n’est pas un blocage mais c’est un bon apprentissage de la démocratie. Nous sommes heureux que des divergences surviennent dans cette assemblée, qui a toujours fonctionné avec une majorité monotone, seulement nous ne devons jamais oublier que cette commune sera promue wilaya déléguée, sous peu, et pour assurer le déroulement de cette transition avec un maximum de chances de succès, il est de notre devoir d’aplanir toutes les difficultés et de redoubler d’efforts en parfaite coordination et concertation avec l’ensemble des élus sans distinction aucune. » Lui emboîtant le pas, Mohand Arezki Isekounen, élu FLN, a estimé: « Cette situation est préjudiciable à la commune et à l’ensemble de ses habitants, néanmoins, il est inadéquat d’admettre que la commission sociale constituée de cinq ou six élus ne s’est pas réunie depuis plus de cinq mois. D’autre part, en ma qualité de membre de l’Assemblée, il est de mon droit d’être informé de tout ce qui s’y passe avant que les autres citoyens ne l’aprenne. » Pour prouver la bonne volonté de l’exécutif, monsieur Mourad Béchir a proposé : « La tenue de réunions de travail périodique avec tous les membres de l’Assemblée en vue de mettre à profit la contribution de tous pour l’établissement d’un projet de développement de la commune. Dernièrement la commission de finances a été élargie à tous les membres de l’Assemblée et c’est là une preuve de notre volonté de gérer dans la transparence et l’équité les affaires de la commune. » Et d’ajouter : « La manne financière dont nous jouissons nous vient de la zone d’activité, les troubles sur la voie publique qui se multiplent ces derniers pousseraient, si rien n’est fait, les entreprises à délocaliser leurs usines et décourageront les investisseurs qui comptent s’y installer. » C’est à ce moment que l’élu du RCD, Smaïl Moumni, a pris la parole pour dire: « En attendant de voir ces paroles du miel se traduire en actes, je vous dis au revoir », il se retire et quelques instants plus tard, il a été suivi par les deux élus du FFS et le président de l’APC a levé la séance. La déception se lisait sur les visages de nombreux citoyens qui ne comprenaient rien à la situation et ne voient pas l’ombre d’une solution se profiler à l’horizon. Quelques citoyens, qui croyaient au déclic, ont manifesté leur colère en condamnant les élus dans des termes durs et sans équivoque. Ouali Medhoua, que nous avons approché à la fin de la séance, nous a déclaré : « Il y a eu par le passé une lettre adressée au président de l’APC concernant les anomalies rencontrées par les élus et récemment nous avons rédigé une déclaration contenant toutes nos insatisfactions, mais la volonté de nous discréditer a fait qu’aucun des points énumérés n’a été pris en compte. Comment voulez-vous qu’on approuve un ordre du jour établi unilatéralement par l’exécutif et dont les propositions ne sont même pas soumises aux commissions. Maintenant il y a des propositions qui émanent de l’ensemble des élus si nous devons nous rencontrer conformément à article 122 du Code communal pour régler ces problèmes, nous sommes prêts à travailler pour l’intérêt général. «
Sadi Bachir
