Le village Seddouk Ouadda, dans la commune de Seddouk, n’aura pas son PPDRI ou du moins c’est ce qu’a déclaré le “facilitateur” désigné en l’occurrence M. Haroun, le subdivisionnaire de l’hydraulique de la daïra de Seddouk. “Le PPDRI du village Seddouk Ouadda n’a pas été retenu par la commission, du moins pour cette année, mais ce village peut toujours représenter sa demande pour les années à venir”, explique ce responsable. La plupart des villageois ignorent qu’il y a un PPDRI pour leur village, beaucoup de citoyens, notamment les jeunes chômeurs pensent déjà “qu’à chaque chose malheur est bon” puisque l’occasion leur sera offerte, la prochaine fois, d’être informés et formés sur les démarches à suivre pour le montage des dossiers de création d’entreprises qui seront financés dans le cadre du PPDRI. Le projet du château d’eau, notifié par les responsables municipaux puis annulé, pourrait être inscrit dans le PPDRI. Certains fellahs pensent aussi à inscrire l’ouverture d’une piste agricole. “Nous sommes une quinzaine de personnes qui peinons chaque saison oléicole pour pouvoir engranger nos récoltes d’olives et ce dans l’absence d’une piste agricole carrossable. Nous transportons sur des mulets nos productions. Nous souhaitons pour cela l’ouverture d’une piste jusqu’à nos champs, ce qui mettrait fin à nos déboires saisonniers”, nous dira un de ces oléiculteurs.
Un projet pour la réalisation d’une petite digue, pouvant rassembler tous les eaux de la rivière d’Ighzer Netsragoua en un étang, sera également intégré dans ce programme. “L’étang nous sera bénéfique à plus d’un titre. Le village sera alimenté en eau à partir de cet étang tout comme les agriculteurs détenteurs des parcelles limitrophes pourront irriguer leurs cultures. Si l’on s’en tient à cela, même la masse juvénile en tirera grand profit. En été, les jeunes, notamment ceux qui ne peuvent se permettre d’aller à la plage par manque de moyens, pourront se baigner dans cet étang”, affirmera un notable. Dans le cadre des actions individuelles, les jeunes peuvent créer leurs propres entreprises dans le domaine agricole ou autre. Un cybercafé sera le bienvenu pour ces jeunes qui font des dizaines de kilomètres pour se rendre dans les cybers de la ville.
La mise en valeur des terres, l’élevage et l’apiculture sont des créneaux porteurs dans lesquels les jeunes ne demandent qu’à investir. Voilà autant de bienfaits que procurera ce PPDRI pour ce village enclavé où la misère sociale colle à la peau de beaucoup d’habitants notamment les jeunes en âge de travailler mais toujours au chômage.
L. Beddar
