Celui-ci, réservé normalement aux patients dont le mal nécessite une prise en charge rapide est obligé d’accueillir parfois même les cas bénins. De toutes façons, les médecins ne refusent personne. En cette période de chaleur, le service en question ne désemplit pas. Le personnel qui y travaille passe des nuits blanches à faire face à cette marée de malades qui y affluent sans discontinuer. Pansements, injections et autres actes médicaux se succèdent jusqu’au matin. Le pire semble avoir été atteint dans la nuit de samedi dernier où pas moins de cent trente-sept (137) malades ont été pris en charge aux urgences médico-chirurgicales, entre seize heures et huit heures du matin. Le service reçoit pêle mêle des enfants ou des adultes souffrant d’affections diverses. Parmi les malades, on nous signale qu’il a traité plusieurs cas d’intoxications alimentaires survenues à l’occasion des fêtes. Des bébés avec des excès de fièvre, des personnes victimes d’accidents domestiques ou de chutes ont été reçus, durant toute la nuit. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les piqûres de scorpion, bien que peu dangereuses ici, sont toutefois monnaie courante. De toutes façons, les produits sont disponibles pour parer à toute éventualité. Ces déplacements nocturnes vers l’hôpital sont dus à plusieurs causes. En dehors des cas urgents, certains malades attendent toujours le soir pour être emmenés à l’hôpital par le père de famille, pris par son travail la journée. D’autres pour un mal même bénin, préfèrent consulter plutôt que de risquer de voir l’état de leur malade s’aggraver pendant la nuit. Le personnel de service est le seul à pâtir de cette situation en attendant la rentrée qui verra certainement la tension tomber.
A. O. T
