Le problème d’électricité persiste

En 1975, l’objectif de munir le village par cette énergie pour la première fois se réduisait à l’éclairage et le fonctionnement des quelques appareils de radio existant à l’époque, ce qui a facilité la tâche pour cette entreprise d’où l’implantation anarchique des poteaux en bois qui ont une durée de vie de vingt-ans dans des endroits privés sans demander la permission des propriétaires et au contraire en les menaçant de les priver de ces services en cas de refus.

Tel est le cas de L. Akli qui n’a bénéficié de cette énergie qu’après une vingtaine d’années, et l’utilisation des câbles à des débits restreints servant juste l’objectif prédéfini, mais ce qui intéressait la naïveté de la population à l’époque était juste « de voir un jour de la lumière en pleine nuit sans chercher à savoir comment et au détriment de quoi la voir, » d’après un vieil homme. Aujourd’hui, en 2008, et au moment où la technologie atteint un point très avancé, que la consommation s’accroit de plus en plus et que l’utilisation de l’énergie électrique devient une vitalité absolue pour chaque individu, le vieux réseau électrique alimentant cette localité n’a pas connu de perfectionnement ou de changement pour répondre aux nécessités de cette époque de vitesse. Paradoxalement, la durée de vie des poteaux a connu depuis longtemps sa fin mais ils sont encore en service, et les câbles usés par des agents climatiques qui sont noués ça et là entre les poteaux ne servent à rien, même pas à l’éclairage des domiciles, et les dégâts causés par l’instabilité électrique sont indénombrables surtout les appareils audiovisuels et frigorifiques.

Il est à signaler qu’après avoir frappé à toutes les portes pour remédier à ce déficit, les jeunes de cette population ne cessent de créer des expressions exprimant leurs profond désespoir comme la fameuse : « On paie de l’électricité pour allumer des chandelles et voir avec la lumière des feux.  » Il est vrai qu’il existe dans cette localité une partie de la population qui ne paie pas ses dettes vis-à-vis de cet opérateur — chose qui existe un peu portant dans les localités avoisinantes — mais la grande majorité est régulière. « Les bons payent pour les mauvais et les mauvais ont leurs propres raisons, » d’après un type sensé qui s’interroga aussi : « Est-ce que le seul moyen pour une grande entreprise nationale comme Sonelgaz est de se venger contre ces irréguliers et de les priver de ses services ou les ester en justice, ou bien de se réviser pour donner un meilleur service à toute la société avec de nouvelles exigences.

 » Il est à dire qu’un bon marché d’investissement est celui qui se termine par un accord et une confiance bilatéraux.

Brahim B.