Le mois sacré du ramadhan est annoncé pour la semaine prochaine et afin de maîtriser les fluctuations des prix des produits alimentaires de large consommation d’un côté et la bonne prestation des services en matière de qualité de l’autre, un vaste dispositif de contrôle est mis en place par les services de ladite direction. Le mois sacré coïncidera avec aussi bien la rentrée sociale que scolaire, les service du contrôle “s’attelleront à s’adapter aux exigences de cette période” comme nous l’ont confirmé les responsables du secteur. Le programme reste un ensemble d’actions qui visent essentiellement “à lutter conter toutes les pratiques susceptibles de porter atteinte à la santé et aux intérêts des consommateurs” dans son optique pour les responsables. Pour concrétiser ce programme sur le terrain qui débutera dès le début de cette semaine, pas moins de 17 brigades seront mises en œuvre qui auront pour tâche de contrôler tous les stades de la consommation des produits alimentaires à savoir, la production, la distribution gros et détail. D’après le programme tracé, le contrôle portera sur les pratiques commerciales où pas moins de 7 brigades seront mobilisées pour veiller au respect de la réglementation. Des actions qui consisteront en particulier à la vérification de la détention par les opérateurs des titres légaux pour l’exercice de l’activités. La nouveauté cette année réside dans la non-délivrance les autorisations de reconversions des activités par les services de la daïra ou des APC. Aussi, il est question du respect des prix réglementés, notamment ceux de large consommation comme le pain, la farine, le lait… en plus de l’obligation de l’information sur les prix. Le programme s’est donné pour mission de contrôler pour la première quinzaine les secteurs de l’alimentation générale, les boulangeries, pâtisserie, fruits et légumes, viandes… au moment où la seconde sera réservée au contrôle des secteurs de l’habillement, de la chaussure et des produits de pâtisseries. Sans omettre bien sûr de prendre des mesures dans le cas de la contestation de la perturbation de réseau de l’approvisionnement du marché des produits de large consommation. Quant au volet du contrôle de la qualité pour lequel pas moins de 9 brigades seront mobilisées et comme cette année le ramadhan coïncide aussi avec la période des grandes chaleurs et au regard de la sensibilité de la gamme de produit de large consommation le programme axera ses interventions en particulier pour les produits utilisés dans les cuissons ou les fritures à l’image des huiles ou des boissons, l’intensification des contrôles par le biais de la brigade mixte DCP / service vétérinaire afin d’éradiquer certaines pratiques trop utilisées par le passé, qui consistent à vendre les viandes hachées à l’avance, les abattages clandestins.
Des pratiques qui nécessitent une prise en charge sérieuse car il y va de la santé publique. Egalement, le contrôle des unités de fabrication des boissons, de semoule et de la farine. Enfin, les contrôles seront axés sur le respect des règles d’hygiène et de salubrité des lieux de consommation. Quant au dernier segment de ce vaste programme que tous les consommateurs attendent impatiemment, il porte sur la campagne de sensibilisation en direction de ces mêmes consommateurs à travers l’usage des supports publicitaires dans lesquels une vulgarisation d’un ensemble des droits et d’obligation que ces derniers doivent recommander aux commerçants à chaque opération de vente qui leur semblent douteuse au niveau de l’ensemble des établissements de consommation. Cette année aussi la nouveauté des services de la DCP s’oriente vers l’implication du consommateur dans les opérations de contrôle, pour l’inciter à signaler toutes anomalies constatée sur le marché aux services du contrôle. Par cette nouvelle démarche, le consommateur ne sera plus comme avant un “conso-spectateur” mais “un conso-acteur”, et il y va de sa santé au quotidien en premier.
F. Kaci
