Deux postes de tamazight supprimés

La rentrée scolaire 2008-09 risque de connaître certains couacs si l’on se fie aux déclarations d’un délégué du Mouvement citoyen de Bouira lequel met en garde les institutions locales et nationales quant au non respect des engagements du gouvernement au sujet de l’enseignement de tamazight.

D. Abdedou, affirme en effet que deux postes budgétaires de tamazight viennent d’être supprimés au niveau du CEM Smili de la ville de Bouira. Une suppression de postes qualifiée d’intolérable suite à l’épisode de l’année passée, lorsque le concours sur titre pour pourvoir 11 postes de tamazight avait été tout bonnement annulés sans aucune autre forme d’explication. Selon D. Abdedou, cette mesure intervient dans une période où les enseignants de tamazight croulent littéralement sous le poids du travail à cause de la surcharge du volume horaire. Le délégué déclare « qu’après avoir concerté les représentants du Mouvement citoyen des autres wilayas, il a été conclu une action d’envergure au courant de la semaine prochaine si les autorités locales et nationales n’assument pas leurs responsabilités ». Face à ce qu’il qualifie de «pratiques arbitraires» notre interlocuteur souligne le fait que la généralisation et la promotion de la langue et la culture amazighe sont à l’ordre du jour du décret signé par le gouvernement et les aarchs lors des négociations de 2005. Hier après-midi, au niveau de l’académie de Bouira, aucun responsable n’était en mesure de fournir des explications sur la suppression de ces deux postes.

H. B.