Plusieurs voies débouchent vers Boukram, laquelle est plus proche par autoroute de la ville de Larbattache et de Boumerdès, mais Trik Sebt de Bouira demeure la plus empruntée, malgré le tronçon bitumé venant de Médéa.
Par Trik Sebt donc, Boukram qui regrouperait 400 à 500 maisons environ, pour une population de 4 000 à 5 000 habitants, est quand même à 25 kms de Lakhdaria.
« Aussi, estime Krimo, un jeune de Boukram, mis à part l’életricité, ne disposons ni d’eau potable, et encore moins de gaz naturel. » « Ces incommodités de premier ordre dont souffre Boukram, ajoute Krimo « nous contraignent à nous rabattre sur l’eau livrée par les colporteurs moyenant le coût de la citerne, et d’autre part sur la bouteille de gaz butane servie par les prestataires. » Bien évidemment les routes reliant Bouira, Boumerdès et Médéa, à Boukram ont été toutes bitumées jusqu’aux limites administratives de cette dernière, où regrette Krimo, « aucune des pistes menant au village n’a été dotée de la couche de goudron nécessaire. «
Mais Krimo est avant tout natif de Ouled Khellil et concernant le classement des préoccupations par degré de priorité.
Celui-ci sans hésitation aucune met en avant le logement social « les constructions en pisé dominent à Boukram, où hélas le programme en RHP ne carbure pas à pleins poumons. » Une constation personnelle certes, mais néanmoins, note Krimo, « qui illustre bien la réalité du terrain, lequel n’accueille au regret de tous les villageois que 4 chantiers en voie d’achèvement. » Un nombre de projets jugé insuffisant en le comparant selon lui « à la multitude d’habitations en pisé et en état de délabrement avancé, recensées sur les lieux » Invraissemblablement, le bled des Ouled Khellil de Boukram ne souffrant d’aucun isolement est quand même touché par un chômage conséquent, sévissant dans la tranche d’âge des jeunes, lesquels, signale Krimo, » ne travaillent que comme tâcherons et par moment employés temporairement dans des entreprises privées ou étatiques. » A côté de tous ces désagréments, mon compagnon, n’a pas omis de placer « son mot » sur le dispensaire de Boukram « auquel on n’a pas joint les moyens nécessaires et où l’infirmier en place n’a pas avec quoi intervenir jusqu’à 10h du matin. «
A. Chérif
