Les 130 logements LSP/OPGI de Soulafa sont implantés à l’extrémité ouest de Krichiche, qui accueille en son sein déjà d’autres logements collectifs dont les capacités d’hébergement sont appréciables, mais ce projet à caractère social reste le plus imposant, pour l’heure, dans ce quartier. Certains ont commencé à s’établir à hay Soulafa dès 2003, d’autres ont attendu 2004 et 2005, après s’être acquittés selon Omar un habitant des lieux « des 50 000 DA, représentant l’avance sur le loyer, exigé pour le F2 et bien plus que cela pour le F3 ». Une fois cette condition honorée continue-t-il « on nous a donné un répit de 12 mois, puis on a fixé les loyers des F2 et F3 respectivement à 1 720, et 2 300 DA/mois ».
Les 130 logements de hay Soulafa regroupent dans les 2 blocs A et B respectivement 60 et 70 locataires, lesquels logent sur des paliers constitués chacun de 3 F2 et 3 F3, d’une superficie de 72 m2 pour les premiers, et 84 pour les seconds. « Aussi tient à préciser Omar, sur l’ensemble des 130 foyers, 10 seulement ont été attribués à des médecins exerçant dans les environs de Lakhdaria » poursuivant « un pourcentage important de démunis figurait parmi les demandeurs, et ils ont eu le même droit que les autres à un toit ». Mais ceci hélas, pour Omar « est certes une bonne action à l’endroit des sans ressources, mais assez souvent ces derniers n’arrivent pas à régler leur loyer. » Toutefois, lorsque quoi ce soit ne tourne pas rond à la cité Soulafa, Omar n’est pas du genre « tout va bien et Dieu merci », à l’exemple relève-t-il « de l’incompréhensible attitude de Sonelgaz, laquelle tout au début a parlé de subvention conséquente affectée au branchement du gaz naturel ». Mais qui en fin de compte selon lui « n’étaient que des paroles en l’air, suite aux 10 000 DA fixés pour la mise en place du compteur ». Alors on est toujours dans l’attente à la cité Soulafa puisque quelques-unes seulement parmi les 130 familles peuvent débourser une somme pareille, et encore même ainsi, se désole Omar, « Sonelgaz exige qu’il y ait un maximum de locataires pour qu’elle consente à se mettre à l’œuvre. «
A. Chérif
