Des baraques qui défigurent le paysage

Rien ne semble arrêter la prolifération des locaux commerciaux, construits anarchiquement, dans la petite commune d’Ahl Leqsar où le concept de l’aménagement urbain parait secondaire pour les autorités locales, à un moment où le débat sur les politiques urbaines fait l’actualité.

Sur environ 300 mètres au bord de la route principale qui traverse le chef-lieu communal, sont alignées quelque 50 baraques construites au vu et au su des responsables locaux lesquels n’ont pas bougé le petit doigt. Ce phénomène prend de l’ampleur et touche petit à petit les places publiques de cette localité. Parpaings, toiles, ciment et quelques madriers sont les matériaux qui suffisent largement pour ériger un local où l’on propose diverses marchandises sans aucun respect du minimum des normes de construction. Comment les autorisations sont-elles attribuées ? Quels sont les critères d’attribution ? Ce sont les questions parmi beaucoup d’autres qui se posent concernant la prolifération de ces baraques qui poussent comme des champignons, en un laps de temps très court. Ces soi-disant locaux commerciaux doivent être éradiqués car nuisant grandement au paysage et influant négativement sur l’esthétique de cette petite ville naissante. Des locaux, dignes de ce nom, doivent être construits et attribués aux jeunes qui le méritent, et ce tel que prévu dans le programme quinquennal du président de la République. Pour mettre fin à cette anarchie qui ronge nos villes, cela suppose une politique urbaine réfléchie et cohérente qui va certainement jeter les bases de la ville de demain.

Rahim Fariche