Le CEM de Boumahni demeure l’un des rares établissements du moyen qui ne dispense pas de cours en langue tamazight, du fait que depuis l’introduction de cette matière dans le système scolaire aucune initiative n’a été prise pour remédier à ce manque constaté et que certains parents d’élèves n’arrivent pas à s’expliquer. En effet, contrairement au CEM du chef-lieu où l’enseignement de tamazight a débuté depuis plus de 4 ans avec l’affectation d’un encadrement pédagogique de 4 enseignants, tous licenciés dans la spécialité. Certains d’entre eux ne bénéficiaient pas du statut de titulaires en raison du manque de postes budgétaires ceci en dépit des besoins exprimés par la direction de l’établissement, laquelle avec l’aval de la Direction de l’éducation recoure chaque fois au recrutement de vacataires. Tout compte fait l’essentiel réside dans le fait que des élèves des différents paliers, à savoir de la 1ère AM jusqu’à la 4ème AM, commencent à s’imprégner progressivement de la beauté de leur langue maternelle dans sa forme orale et écrite, comme a tenu à nous l’affirmer M. Saïd Bouzdia, le premier à obtenu une licence de langue et civilisation amazighe dans la commune. Au demeurant, cet enseignant, en compagnie de ses collègues, assure non seulement l’enseignement de cette nouvelle matière mais tient également à inculquer aux nouvelles générations les aspects de notre culture et de notre histoire. C’est tout cela qui manque au CEM de Boumahni, pourtant plus important en nombre d’élèves scolarisés et où le nombre d’associations culturelles est en nette progression, plus d’une dizaine de licenciés en tamazigh restent sans emploi depuis l’obtention de leur diplôme. En somme, toutes ces considérations plaident pour l’introduction de tamazigh à Boumahn si toutefois une réelle volonté arrive à s’exprimer du côte des parents et surtout de la Direction du CEM.
M. Haddadi
