Aussi, pour que les gens puissent voir à l’intérieur de l’établissement, et qu’ils sachent par là même qu’il existe une salle de soins, il faudrait pour cela se donner la peine d’ouvrir les 2 battants de la porte d’entrée, laquelle donne sur un jardin dont les arbres et toute le végétation souffrent d’un manque d’entretien. Ceci ne signifie en rien qu’elle agonise, et qu’elle est inconnue du public ; au contraire, avertit l’infirmier de permanence « elle couvre toute la périphérie représentée par les quartiers de Krichiche, la cité du 5 Juillet, Manzal, et Soulafa, lesquels viennent solliciter les premiers soins chez nous ». Et encore, la prestation ne se limite pas, selon l’infirmier, aux agglomérations du chef-lieu de la commune de Lakhdaria, « d’autres communes telles que Bouderballa, et Boukram, pour ne citer que celles-là sont prises en charge par cette salle de soins. » Pourtant, cet établissement n’a rien de spécial par rapport à ceux des autres 6 communes relevant de Lakhdaria, lesquelles ont toutes été dotées des mêmes capacités d’accueil, mais seulement, relève l’employé : « Pour tous les ruraux des localités citées, il est plus sûr de se faire consulter à Lakhdaria que de le faire chez eux ». Ces affluences continues et sans relâche vers une infrastructure médicale conçue pour intervenir dans un espace limité « perturbent l’offre de service. Cela se précise de jour en jour : la construction d’un dispensaire devient inévitable ». nous dit-on. En tout cas pour ce jeudi 11 septembre, les lieux étaient tellement calmes qu’on pouvait entendre voler au dessus de nos têtes la moindre petite mouche; quelques rares jeunes et moins jeunes entraient, puis ressortaient après avoir bénéficié notamment d’une application externe de désinfectant sur leurs plaies blessures, des changements de pansements, où d’injections antibiotiques. Mais la majeure partie des patients repartent « bredouilles » sans recevoir aucune prise en charge, faute de l’unique médecin généraliste assurant les consultations médicales au public venant à la salle de soins. Un désagrément qui n’est pas pour plaire aux citoyens qui se sont déplacés. « C’est jeudi, ils ferment à midi, donc nous sommes contraints de supporter notre mal jusqu’à samedi. «
A. Chérif
