Décidément, l’inflation n’épargne aucun produit alimentaire, et surtout pas les produits de la mer, dont les prix connaissent une hausse vertigineuse depuis quelques mois.
Ainsi, depuis quelques mois, le poisson est devenu inaccessible pour bon nombre de ménages. La sardine, le poisson le plus prisé et le plus populaire dans les villages kabyles, est cédée à pas moins de 450DA/Kg, voire 500 dinars à travers toutes les localités de la wilaya, y compris au niveau des villes maritimes telles Tigzirt et Azeffoun. C’est dire qu’acquérir le poisson à de tels prix dans un pays qui dispose pourtant d’un littoral de 1200 kilomètres et de surcroit riche en poissons demeure inconcevable. «Honnêtement, tous les prix des produits d’origines animales ne cessent de grimper, et pas seulement des viandes, puisque même l’œuf se paie à plus de 10 dinars. Nos enfants risquent de connaître des carences en protéines animales!», constatera un père de famille qui ajoutera avec un brin d’ironie : «À ce rythme, nous allons devenir des végétariens pendant que nos poissons meurent de vieillesse au niveau de nos eaux territoriales !». À signaler, en outre, que même les conditions de transport et de vente des produits de mer en zone rurale sont à déplorer. À titre d’exemple, le transport doit se faire exclusivement dans les camions frigorifiques et vente dans des endroits appropriés où les conditions d’hygiènes doivent être très strictes, mais ce n’est point le cas dans la plupart des points de vente au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou, déplorent des citoyens. «Quelques fois, l’on peut même rencontrer des camionnettes sillonner des villages, pour vendre à la criée le poisson au-delà même des horaires fixés par la réglementation et en l’absence des règles les plus élémentaires d’hygiène et de prophylaxie», fait savoir une sexagénaire de Soul El Ténine.
C. A.

