Kamel, sauvagement agressé à l’arme blanche à El Biar

C’est un parent complètement désemparé qui nous a rendu visite hier, au siège du journal. Accompagné de son neveu, victime d’une agression, avant-hier, à la sortie d’école par un voyou d’El Biar, le jeune, victime de l’agression est collégien au CEM des Frères-Lamrani. Pansements et bandage, recouvrent le visage de l’adolescent, qui a eu la malchance de tomber sur des malfrats,  » venus de Scala et d’El Biar « , témoigne son oncle. C’est à midi, à l’heure de la sortie d’école qu’un énergumène s’en est pris à une fillette afin de lui extirper son téléphone portable, raconte le jeune K. M, et d’enchaîner : « Je suis intervenu, et une bagarre a éclaté avec le voyou qui m’a frappé avec un cutter qu’il avait mis entre les doigts.  » Sans se rendre compte qu’il était blessé au visage, le jeune K. M qui essayait, malgré son jeune âge, de s’interposer entre le voyou et la fillette, s’en sort, selon le certificat de constatation établi au Centre hospitalo-universitaire Mustapha Bacha à Alger, avec « une incapacité de travail de 21 jours « . La victime soufrant de plusieurs plaies de plus de trois centimètres provoquées par l’instrument tranchant, sur le visage et sur l’épaule gauche. Une des lésions sur le visage de la victime a provoqué une blessure sur la paupière inférieure. Cette blessure a, par miracle, épargné l’œil. Le jeune a affirmé que son agresseur est identifié. Ces histoires d’agressions au CEM Lamrani, adjacent au CEM Parc des Pins ne sont pas nouvelles. En effet, le témoignage du parent de la victime d’avant-hier, laisse pantois quant à la véracité des plans de sécurité mis en place à la Capitale. Ainsi, notre interlocuteur assure que, « plusieurs plaintes ont été déposées par l’administration de l’établissement  » contre ces énergumènes qui ont la mainmise basse sur cet espace fréquenté par des écoliers. Par leur loi imposée de force,  » même le directeur de l’établissement a été agressé par l’un de ces voyous qui opèrent à visages découverts et sont connus de tous, » affirme désemparé le parent. Pour la journée d’hier, il a assuré qu’une campagne de sensibilisation contre ce fléau, qui n’épargne, malheureusement, pas les collégiens, est observé pour la matinée, avant d’inviter les parents d’élèves à déposer une énième plainte, dans l’espoir de voir les autorités concernées intervenir afin d’endiguer ce phénomène, suivra une pétition qui devrait être remise à l’Académie d’Alger et à la presse. Par ailleurs, il est utile de souligner que les deux établissements scolaires de ce quartier de la capitale sont adjacents àdeux ambassades, à savoir celles d’Espagne et du Portugal. Il n’est un secret pour personne que les services de sécurité qui assurent la sécurité aux alentours de ces représentations diplomatiques n’ont pu intervenir.

Plusieurs cas ont été signalés des quatre coins de la capitale concernant  » l’inertie  » de certains agents. Coutelas, cutters et autres armes prohibées sont les armes de ces agresseurs qui deviennent par la force du temps,  » des faiseurs de lois « , et qui n’ont apparemment pas à s’inquiéter devant l’impunité qui les absout de leurs agissements.

Mohamed Mouloudj