Par le biais d’un arrêté communal signé par le premier responsable de l’APC, les commerçants de la ville de Boghni sont tenus désormais de veiller au respect des règles de l’activité commerciale. Ainsi, en plus de l’interdiction de la vente et de la fabrication de pâtisseries et autres confiseries sans recourir à une autorisation, notamment durant ce mois de Ramadhan, les autorités locales semblent déterminées aussi à mettre fin à toute les formes d’anarchie qui caractérisent l’exercice du commerce. Les plus ciblés par l’arrêté municipal sont les vendeurs qui s’installent dans des espaces publics et de surcroît protégés par la force de la loi. Cela concerne certaines voies publiques, les trottoirs et les lieux de stationnement, devenus ces dernières années des terrains fertiles pour l’exercice du commerce informel, avec toutes ses conséquences sur la détérioration de l’environnement et les risques qu’encourent les consommateurs surtout lorsqu’on sait que les produits soumis à la vente ne présentent aucune garantie car soumises à des conditions de commercialisation en principe prohibées par les lois en vigueur. A titre d’exemple, en sillonnant les allées du marché des fruits et légumes, il est facile de constater les produits alimentaires étalés à l’air libre ou dans des échoppes de fortune avec des feuilles métalliques, ce qui sous entend encore une fois la présence de contamination des produits alimentaires. Pour toutes ces raisons, l’APC a fait part de son intention d’interdire toute exposition de tout produits dans les espaces publics sous peine d’être poursuivi conformément à la réglementation en vigueur. Il semblerait que depuis l’affichage dans tous les coins du périmètre urbain de l’arrêté communal, des choses tendent à une petite amélioration du moment que pour cette année les trottoirs des principales artères de la ville semblent moins occupés par les vendeurs, et plus intéressant encore la vente des pâtisseries orientales se fait dans des espaces fermés.
M. Haddadi
