Le président de la République le dit et le redit dans ses interventions : « Tous les Algériens ouvrent droit à cette commodité ». Il s’avère que parfois même si des villages bénéficient des projets de raccordement au réseau du gaz, des habitations en sont écartées. un citoyen du village d’Ath Mériem dans la commune de Tizi Ghennif nous a signalé une situation inédite.
« Nos foyers au nombre de sept se trouvent sur l’assiette du village. Nous savons que durant les études techniques, nous avons été inscrits dans ce projet comme les autres.
Mais, peu de temps après, on ne voit rien arriver, » nous a déclaré M. Saber Moussa en sa qualité de porte-parole des familles non bénéficiaires. Pour notre interlocuteur, les responsables de Sonelgaz leur ont signifié que le lieu où ils habitent n’a pas d’accès. « Cet accès a été aménagé plus de sept fois, mais rien n’a été décidé », enchaîne-t-il. Ce représentant d’Ivaharen nous confie avoir adressé des correspondances à toutes les autorités : au P/APC, au chef de daïra et au wali et même remis un courrier à un membre APW depuis maintenant une année. M. Saber nous montre une attestation que lui a délivrée le maire dans laquelle il autorise l’entreprise réalisatrice à réaliser une canalisation de gaz naturel le long de l’accès aux citoyens lésés. « Le trente et un août dernier, une commission composée d’un représentant de la DMI, celui de Sonelgaz et un autre de l’APC s’est déplacée sur les lieux. Celui de Sonelgaz nous dit finalement que l’enveloppe financière allouée à ce projet est épuisée, et qu’il faudrait attendre une inscription ultérieure », enchaîne notre interlocuteur. Ce dernier dit que s’agissant d’un droit reconnu par le président de la République qui œuvre à permettre à tous les Algériens d’en bénéficier, une lettre lui sera adressée. « Donc, selon la réponse qu’on nous a donnée, je crois qu’il faut qu’ils nous délogent pour habiter le long de la route afin de bénéficier de cette commodité. Est-ce le tort que nous avons commis pour être écartés ? s’interroge Moussa Saber.
Amar Ouramdane
