L’adjudicataire va devoir rendre les clés pour permettre à la municipalité d’entreprendre incessamment les opérations de rénovation de la salle, laquelle a eu à subir plusieurs vagues de dégradations, particulièrement en 1988 et 2001. Un incendie d’origine criminelle, heureusement maîtrisé, s’est même déclaré dans la salle à cette période. Le mobilier, en partie volé, est particulièrement dégradé, l’étanchéité est également défectueuse. On sait qu’un bras de fer a longtemps opposé la municipalité à l’adjudicataire. La justice, saisie, a rendu ses conclusions. L’APC reproche à l’adjudicataire de ne pas avoir payé les redevances dues alors que lui estime avoir beaucoup investi dans la rénovation sans avoir pu en retour en cueillir les fruits pour cause d’inactivité prolongée. Au temps où la salle fonctionnait, pleine de bruits et de lumières, elle était le poumon culturel de la ville, avec sa programmation continue de films, soirées musicales, conférences…
Il est temps que cesse cette situation stérile de wait and see et que cette salle réalisée à grands frais puisse sortir de sa longue obscurité et apporter enfin un peu d’animation dans une ville qui en a tant besoin.
A. Amarouche
