Depuis le début de l’hiver, la région de M’chedallah a vécu au rythme des calamités qui s’enchaînent sans répit. Le déclenchement des éléments naturels a débuté par des rafales de vent intermittentes qui n’avaient rien à envier à un authentique ouragon causant des dégâts considérables aux chaumières et à l’agriculture. Des pluies torrentielles suivirent avec leur lot de dégâts, le tout couronné par des chutes de neige jamais observées par leurs densités. Conséquences de ces énormes masses blanchâtres : affaissement de toitures, des ravages dans l’arboriculture, routes bloquées et détériorées. En rajoutant de lui-même, le citoyen a versé dans une impitoyable spéculation sur les denrées de première nécessité. Avec le retrait de la neige, commencent les éboulements et autres glissements de terrains. La fonte de cette neige a provoqué des crues dans tous les ravins et oueds. Les eaux dont la furie est accentuée par des descentes aigues font des crevasses effroyables avec l’arrivée des premières chaleurs. A toutes ces catastrophes énumérées, s’ajoutent d’importants nids de chenilles qui font prématurément leur apparition, ce qui laisse présager, selon les agriculteurs de la région, une invasion générale de ces insectes aussi ravageurs pour la nature que le passage d’essaims de criquets pèlerins ce qui aggravera le cas du cheptel sauvé des intempéries, en plus de sa voracité qui réduit sensiblement les espaces de pâturage du cheptel. Cet insecte est porteur de maladies qu’il transmet aux bêtes auxquelles il arrive de l’avaler en broutant. Le meilleur moyen d’exterminer ce parasite, selon nos interlocuteurs, est de détruire ces nids facilement repérables avant l’éclosion des œufs qui intervient dès le début du mois d’avril.
Omar Soualah
