Après le ramadhan et l’Aïd, les bourses durement éprouvées

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“C’est maintenant que la véritable rentrée sociale commence !” commentera fort à propos un père de famille qui a dû se rabattre sur les étatls de la friperie pour satisfaire ses 05 enfants en besoins vestimentaires à l’occasion de cette Fête de l’Aîd el Fitr. En effet, d’innombrables ménages éprouvés financièrement par ce long mois de ramadhan et cette fiesta religieuse doivent recourir aux “emprunts obligatoires” pour venir à bout d’autres dépenses familiales et plus particulièrement celles inhérentes aux soins médicaux et médicamenteux. Il faut dire qu’en pareille période de méchantes formes de grippes sévissent en raison de la variabilité du temps touchant surtout les enfants et les personnes âgées. Il est méritoire de souligner que beaucoup de parents d’élèves n’ont pas encore acquis les trousseaux scolaires pour leurs progénitures.

C’est dire que la saignée des bourses ménagères a été très ressentie particulièrement chez la classe moyenne et que dire alors des familles nécessiteuses qui vivent au dessus du seuil de la pauvreté… En tout état de cause, nul ne peut réfuter que l’érosion du pouvoir d’achat s’accentue d’une manière exceptionnelle et l’on s’interroge comment pouvoir arriver à joindre les deux bouts. Cette fête de l’Aïd, qui trouvera déjà tous les ménages en “banqueroute” sera un non événement pour pas mal de monde. Heureusement que dans certains villages le recours à “Timechret”, une fiesta de solidarité envers les démunis, sera d’un secours certain particulièrement pour les bambins qui s’y régaleront à l’occasion.

Idir Lounès

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