Deux nouveaux services d’hémodialyse réceptionnés à Aïn Bessem et Lakhdaria

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Depuis les instructions ministérielles portant sur la réforme hospitalière, le secteur de la santé à travers la wilaya de Bouira est en phase de connaître un redéploiement à travers ses différentes structures sanitaires, notamment en milieu rural. C’est toutefois les ambitions de M. Lamouri, le DSP de la wilaya qui nous annonce l’ouverture de deux nouveaux services d’hémodialyse depuis la semaine passée. Lundi, c’était à Aïn Bessem que la Direction de la santé a inauguré le nouveau service d’hémodialyse. Une infrastructure qui fonctionnera dans un premier temps avec cinq reins artificiels en attendant l’acquisition d’un ou de deux autres. Avec une enveloppe de 18 476 101,15 dinars, ce service permettra selon M.Lamouri, d’alléger la charge des malades qui jusque-là se rabattaient sur l’hôpital Mohamed-Boudiaf de Bouira. Idem pour la ville de Lakhdaria qui a réceptionné un service d’hémodialyse mercredi dernier. Réalisé pour un coût de

18 767 261,50 dinars, sa capacité est identique à celui réalisé à Aïn Bessem. Le grand centre d’hémodialyse de Sour El Ghozlane ouvrira prochainement ses portes d’après le DSP de Bouira, qui nous apprend que sa réalisation est en voie d’achèvement. La polyclinique de Bechloul, d’Oued El Berdi et de Taghzout, dont les travaux sont en cours, devraient être réceptionnés prochainement, et plus précisément dans les jours à venir, affirme le premier responsable de ce secteur. Sur un autre volet, le DSP nous apprendra que la wilaya de Bouira prévoit la réalisation de deux hôpitaux, dont un psychiatrique, sept polycliniques, quatorze salles de soins, un centre intermédiaire pour toxicomanes, ainsi qu’une annexe de l’Institut Pasteur à Sour El Ghozlane, sans parler des projets de réhabilitation d’anciennes infrastructures qui permettront à la wilaya de Bouira de se doter d’une couverture sanitaire exemplaire. Pour rappel, les malades atteints d’insuffisance rénale étaient jusque-là obligés de se rendre à l’hôpital Mohamed-Boudiaf de Bouira pour une dialyse. Auprès de cette structure on apprend que près de 144 malades se relaient auprès des 22 reins artificiels du chef-lieu de wilaya. Il convient de souligner que le traitement d’une personne souffrant d’insuffisance rénale revient très cher. «Entre 150 à 220 millions de centimes par patient» nous révèle le DSP. La nouvelle carte sanitaire qui se dessine permettra de réguler le nombre impressionnant de malades qui affluent quotidiennement aux services des urgences des cinq principaux hôpitaux de la wilaya, notamment celui de M’chedallah qui devait jusque-là gérer la couverture sanitaire d’une population estimée à plus de

60 000 âmes. Un hôpital qui doit faire face également aux blessés des accidents de circulation qui surviennent quotidiennement sur les RN 05, 15, et 26.

Hafidh.B.

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