La salle de spectacle de la Maison de la culture, pleine à craquer, a vécu d’intenses moments de convivialité et de fête à l’occasion de la soirée organisée par le C-RA et dont une centaine d’enfants circoncis ont été les heureux spectateurs et des invités couverts d’attention.
Il y avait beaucoup de familles venues passer d’agréables moments en attendant le « shour ». Quand le henné fut mis aux mains graciles de ces chérubins et que les femmes entonnèrent thivougharine, chansons traditionnelles exclusivement féminines faisant partie des rites de mariages et de joie, l’atmosphère était bien de chez nous. On se croyait vraiment à une fête familiale dans quelque village perché là-haut sur la montagne. Les chanteurs « chaâbi » ne déméritèrent pas. Les spectateurs purent apprécier les longues complaintes de Mohamed Lamraoui, Abdelkader Chercham, Nacim Galez ou El Hadi El Anka, le fils de son illustre père. Le petit Ouali, amateur bien doué, a également séduit le public, lequel n’a pas manqué de lui prodiguer tous ses encouragements. La soirée ne s’est terminée qu’à deux heures du matin et a drainé des invités des quatre coins de la wilaya.
M. Amarouche
