Les lycéens d’Aït Frah privés de transport scolaire

Depuis la rentrée, le ramassage scolaire n’est pas assuré pour les élèves d’Aït Frah scolarisés dans les deux lycées de la commune. Ils doivent tous les jours se débrouiller du mieux qu’ils peuvent pour rejoindre à l’heure leurs établissements. Filles et garçons s’agglutinent chaque matin à la station de taxis situées à la sortie nord de l’agglomération, essayant de dégotter une place parmi la foule de travailleurs qui, chaque jour que Dieu fait, doivent prendre le taxi pour se rendre à leur travail. La pression sur les places est telle que beaucoup de lycéens ou fonctionnaires essayent d’aller à la rencontre des taxis tout au long du chemin ; on essaye aussi de se faire transporter par un particulier ou une connaissance. Certains redécouvrent les vertus de la marche à pied qui n’est pas toujours une partie de plaisir. Il y a 5 bons kilomètres de montée à parcourir. Le chauffeur du bus affecté à ce village est en congé de maladie et il semble y avoir un problème pour lui trouver temporairement un remplaçant. Les lycéens ne sont pas les seuls à être excèdes par cette déficience de transport scolaire qui est la cause de retard aux cours matinaux. On imagine l’angoisse des parents déjà saignés à blanc par les dépenses alimentaires et scolaires et qui chaque matin, doivent bourse délier.

A. Amarouche