En plusieurs endroits, les automobiles étaient contraints d’user de plusieurs manœuvres pour passer derrière les barrières dressées par des tas de boue charriés par les pluies de la veille. Les eaux pluviales, ne pouvant suivre les fossés obstrués, ont emprunté le bitume qu’elles ont dégradé et recouvert de gravillons et de boue. Au bas des côtes, comme à Abechad et à l’hôpital, il a fallu faire intervenir un engin de déblayage pour parer au plus pressé. Ailleurs, les riverains ont porté leurs bottes et tenues de travail pour dégager leurs devantures.
Conséquence des ouvrages non récurés au moment opportun, les routes sont transformées en oueds par ces torrents d’eau tombés brusquement et entraînant tout sur leur passage.
Des bouteilles et des détritus de toutes sortes jonchent la chaussée, ajoutant à la difficulté de circulation des risques de crevaison de pneus. Certaines habitations et magasins se trouvant en bordure de la route ont été atteints par des eaux boueuses, engendrant des désagréments aux habitants,obligés de veiller toute la nuit pour éviter le pire.
Prévus pour l’évacuation des eaux pluviales, la plupart des ouvrages se trouvant aux abords de la ville ont été obstrués par des gravats ou même du bétons issus, le tout des constructions alentours. Ainsi, le centre de Aïn El Hammam s’est retrouvé submergé par les flots venant des rues d’Aït Yahia d’Ath Bouyoucef et des hauteurs de la ville. Les avaloirs de la place étaient vite dépassés et continuerontd’ailleurs à l’être si une solution n’est pas trouvée rapidement. Notons qu’il y a un mois, dans notre édition du 28 août, nous avons attiré l’attention sur une éventuelle catastrophe qui pourrait découler de l’état dans lequel se trouvent nos routes, suite aux travaux de passage des canalisations du gaz naturel. Nous avions alors rappelé que l’hiver était à notre porte et que des monticules de terre abandonnés ici et là entravaient l’écoulement des eaux pluviales. Ce qui vient d’arriver est heureusement sans conséquences pour la vie des personnes. Cela a été confirmé par la Protection civile que nous avons pris soin de contacter. Si la providence a fait que cette fois les citoyens s’en sont sortis avec inquiétude et angoisse seulement, cela ne dispense personne de se préparer à de nouvelles épreuves dont nous venons d’avoir un bref aperçu. Connaissant la violence des orages et la fragilité du terrain de la ville, il y a lieu d’être inquiet pour cet hiver.
A. O. T.
