En effet, nos rues sont de plus en plus envahies par des dizaines de mendiants où chacun va de ses artifices pour inspirer la pitié des passants. C’est surtout aux abords des marchés de la vallée de la Soummam, allant de celui de Tazmalt à ceux d’El Kseur et Béjaïa en passant par Sidi Aïch et Amizour, que ces « misérables » des deux sexes et de tout âge, dont l’utilisation d’enfants, s’affichent. La majorité vient généralement de l’intérieur du pays.
Ces mendiants, on les trouve à chaque coin de la ville, près des mosquées, à l’entrée des magasins. Les stratagèmes utilisés sont variés pour inciter les gens à mettre la main à la poche allant des ordonnances médicales — d’autres affichent leur handicap — mais le plus affligeant est surtout à l’utilisation d’enfants en bas âge. Loin de nous l’intention de semer le doute sur la véracité de ce phénomène, sachant que la nébuleuse terroriste avec son lot de veuves, d’orphelins et d’amputés a contribué à l’émergence brutale de cette plaie et la multiplication d’une nouvelle catégorie du nombre important de mendiants.
Des vieillards rejetés par leurs progénitures à la rue, mais surtout le désastre causé par l’infâme code de la famille, ce qui fait nombreuses sont les femmes qui ont été l’objet de répudiation inconséquente et qui par amour maternel refusent d’abandonner leurs enfants qui, collés aux jupons de leur mère, sillonnent les ruelles et contribuent à la collecte de l’aumône. Cependant, une question taraude les esprits : « Tous ces mendiants sont-ils vraiment tous pauvres ? » Au fait à quoi servent les 133 milliards de dollars engrangés dont on nous rabat à longueur d’année nos oreilles ? Un peuple pauvre dans un pays riche…
B. R.
