La ville vidée de ses habitants durant l’Aïd

Comme à chaque fête de l’Aïd, Michelet donne l’impression d’une ville fantôme. En dehors de quelques boutiques ouverts aux premières heures de la matinée, la plupart des commerces ont baissé le rideau, ce mercredi, jour de fête. Les fourgons de transport de voyageurs sont restés au garage, limitant les déplacements des « non véhiculés ». Les rues, habituellement encombrées, permettent une circulation fluide des véhicules et des piétons. Ce miracle ne se produit que quelques fois par an. Les habitants de Michelet ont tous un village d’origine où se trouvent leurs attaches. C’est ce qui explique que, dès que l’occasion leur est donnée, les locataires de la ville retournent se ressourcer « chez eux ». Une situation qui a duré jusqu’au lendemain avant que la ville ne renoue avec ses habitudes. Le voyageur non averti jurerait qu’il se trouve dans une autre agglomération que celle qu’il a traversée la veille ou deux jours auparavant. Lundi et mardi, la grand-rue, sur un kilomètre, était impénétrable aux voitures et difficilement praticable pour les piétons. En effet, des dizaines de milliers d’enfants et d’adultes, venus des quatre coins de la daïra et d’Iferhounene, ont envahi la ville certains pour faire des emplettes d’autres pour ne pas rater l’ambiance si particulière de « Tassewiqt ».

A. O. T.