Projet d’une autoroute Bejaia-Bouira

«Une voie express d’une longueur de plus de 100 km reliera Béjaia à l’autoroute Est-Ouest, en un point situé entre El Yachir et Bechloul dans la wilaya de Bouira, dans un délai ne dépassant pas deux années, à compter de ce mois de juin 2005 qui voit démarrer l’enquête préliminaire de faisabilité technique» nous apprennent mademoiselle Ould Ameur et M. Hebadj, deux ingénieurs chargés par la «société algérienne des études techniques d’infrastructures» (SAETI) d’une enquête sur la nature du trafic routier de la RN 26. Ce sondage dont l’objectif est d’établir, au vu de l’importance du trafic routier, l’incontournable nécessité de l’ouverture d’une nouvelle route, est mené par quatre équipes de jeunes étudiants, encadrés par les deux ingénieurs susmentionnés. Quatre carrefours significatifs sont retenus pour renseigner le questionnaire destiné aux automobilistes et aux divers usagers de la RN 26, véritable colonne vertébrale de la région populeuse de la petite kabylie, Tazmalt sur la sortie ouest, El Kseur pour la sortie Est, Adekar pour les usagers de la RN 12 en provenance de la wilaya de Tizi Ouzou, et Taharacht dans la commune d’Akbou d’où part une importante route vers les versants nord de la wilaya de Sétif. Avec le concours des gendarmes qui arrêtent les véhicules, les enquêteurs renseignent le questionnaire, articulé autour de six interrogations majeures, le point de départ et la destination, la raison et la fréquence du déplacement, la nature du véhicule et le nombre de passagers. Le sondage intitulé «Enquête Origine-Destination», constitue donc le lancement de la phase «étude» de ce projet d’autoroute. L’écueil de Sidi Aich «Plusieurs variantes seront proposées et le tri se fera avec l’approbation de la direction des travaux publics, le tracé suivra les berges de la Soummam, enjambera l’oued à plusieurs endroits avec de nombreux ouvrages d’art. Le relief ne pose pas de problèmes particuliers sauf à hauteur de Sidi Aich» affirment nos interlocuteurs. Eviter donc le cloaque de Sidi Aich et passer sur les collines plus au sud pour épargner le dense tissu urbain, est semble-t-il, la variante la moins coûteuse en temps et en argent. La route nationale 26 est réellement engorgée. Il y a une dizaine d’années, partant de Tazmalt le point extrême ouest de la wilaya, on pouvait rejoindre le chef-lieu en une heure de temps à une vitesse moyenne de 80 km/h ! De nos jours, deux bonnes heures ne suffisent pas à parcourir la même distance avec des véhicules plus rapides et plus confortables !

R. Oulebsir