Des mares d’eaux usées dans les caves des 120-Logements

Ceci pour dire que cela grouille de monde à l’extérieur de ces immeubles de 6 étages chacun, peints en bleu et blanc, et dont les façades avant faisant face à la rue principale accueillent des balcons dotés de paraboles orientées vers Boumerdès.

Comme dans tous les projets de construction d’immeubles collectifs, les rez-de-chaussées ont été attribués aux commerçants où active entre autres Abdellah, lequel ne s’est pas fait trop prier pour brosser un tableau de la situation prévalant chez eux. « D’abord, laissez-moi vous signaler qu’on ne nous a pas délivré d’acte pour le motif de la non régularisation de l’assiette foncière portant le projet.  »

Mais ceci n’a pas influé négativement sur le bon déroulement de la transaction, les bénéficiaires, explique Abdellah « ont soit payé cach le bien, ou amorti en payant par tranches le coût de l’investissement.  » Il rappelle qu’il a a acquis ce logement F3 à la cité Cnep — qui en compte d’autres de consistance F4 —, en 97 pour la somme de 56 millions de centimes auprès d’une tierce personne, laquelle a pris pocession de ce dernier en 1994, mais n’ayant à charge qu’une petite famille, celui-ci a préféré vendre.

Donc, Abdellah ne regrette pas d’avoir placé de l’argent à la cité Cnep, au contraire, l’investissement a fructifié, sachant que des appartements de ce type ont atteint les 350 millions. « Toutefois, signale-t-il, il est dommage que des joyaux pareils ne soient dotés que d’installations d’assainissement mal conçues », ajoutant avec amertume : « La tuyauterie en PVC, traversant en verticale les étages, dégouline d’eaux usées.  » Abdellah n’omet pas de désigner les mares d’eaux impropres stagnant dans les caves, dégageant ainsi des odeurs nauséabondes dans les cages d’escaliers, et la formation de nids d’insectes en surnombre dans l’atmosphère, dit-il. « Il est impossible d’ouvrir et d’aérer de l’extérieur de peur qu’ils s’infiltrent en masse.  » La pollution a tellement atteint son paroxysme par sa propagation dans toutes les parties de l’immeubles que les locataires, déplore Abdellah, « sont contraints de couvrir » toutes les ouvertures, l’extérieur à l’aide de moustiquaires.

A. Cherif