Le stress hydrique

Le quartier le plus touché actuellement est la cité des 90-Logts. En effet durant toute la saison estivale, certains foyers n’ont pas vu une seule goutte d’eau couler de leurs robinets, avons-nous appris des résidants. Alimentée par une conduite de diamètre 90, du temps où il n’y avait que 40 logements, aujourd’hui avec l’extension par la réalisation de 50 autres logements, cette conduite demande à être refaite afin augmenter le débit devenu insuffisant pour satisfaire les 90 foyers. Dans cette commune déshéritées et classée parmi les communes les plus pauvres de la wilaya de Béjaïa et dépourvues de ressources, la gestion de l’eau courante est très délicate, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’entretien des 29 kilomètres de conduites et de 4 forages est onéreux. Pour bien illustrer cette « pauvreté », la municipalité ne peut faire autrement que d’opérer par tranches pour le remplacement de la conduite principale ancienne, vétuste et saturée de fuites. Sur les 7,5 kilomètres à remplacer, les responsables municipaux ont amputé de centaines de millions l’infime enveloppe financière allouée par les pouvoirs publics pour les besoins des 24 villages. Et encore il faut préciser que ces centaines de millions suffiront uniquement à remplacer 1,8 kilomètre de conduite. Mais quoiqu’il en soit, les choses en matière des ressources hydriques commencent à évoluer positivement chez les Ath Oumaouche. En effet, lors de la visite du wali dans cette région, la Direction de l’hydraulique de la wilaya a fait des efforts en venant à la rescousse de cette commune par une prise en charge, dans le cadre du budget de wilaya 2009 des 5,5 kilomètres restant à remplacer. Mais voulant tout avoir et pour cela profitant de la présence du premier responsable de la wilaya, les responsables municipaux n’ont pas manqué de soulever la nécessité d’un camion-citerne qui servirait à ravitailler les populations en cas de pannes. Cela dit, rien n’est encore gagné en matière d’eau pour cette commune mais l’avenir reste toutefois prometteur.

L. Beddar