Les trottoirs squattés de nouveau

Initiée, il y a quelque mois, elle avait remis en place les indus occupants mais pour quelque temps, seulement, puisque les squatteurs de trottoirs ont réinvesti la place. Ces derniers temps, on remarque que nous sommes revenus à la case de départ. Les trottoirs sont de plus en plus impraticables alors que certains ambulants squattent carrément une partie de la chaussée. Cependant, lorsqu’on parle des difficultés éprouvées par les citoyens, dans leurs déplacements en ville, on désigne, seulement la rue Colonel-Amirouche ou les abords du marché. Or, un tour rapide de la cité, nous montre que le boulevard du 1er-Novembre n’a rien à envier aux rues d’en bas ou celles d’Ath Bouyoucef. A certains endroits de la rue de la poste, le trottoir est entièrement annexé aux magasins. Il devient une vitrine obligeant les piétons à marcher sur la chaussée et à slalomer entre les véhicules. Le problème se pose avec plus d’acuité, sur la rue d’Aït Yahia où les piétons n’ont que la chaussée pour se déplacer. Tous les endroits qui leurs sont réservés, sont obstrués par toutes sortes de marchandises. Ici comme ailleurs il se trouve des commerçants qui affirment que la devanture de leur magasin est acquise en même temps que le local. Un comble ! Rien d’étonnant dans une ville où on transforme les cages d’escaliers en local commercial. Quant aux caisses ou autres objets marquant le « parking » réservé aux véhicules des commerçants, personne ne les discute plus. Lorsqu’on a la chance de trouver une place, c’est avec l’aimable permission du propriétaire. A ce rythme, les véhicules seront bientôt interdits d’entrer en ville. Personne ne doit imposer sa loi dans le domaine public. Si ce problème ne date pas d’hier et ne concerne pas seulement Michelet il devrait, en revanche, trouver un jour sa solution définitive. L’aménagement, entre autres, d’une aire de vente où les informels pourraient payer les droits de place, pourrait peut-être ramener tout ce beau monde à la raison.

A. O. T.