Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la femme rurale dont le thème retenu cette année est « Les projets de proximité de développement rural intégrés : clé et opportunité pour la femme rurale, » le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaissa, a tenu à souligner le rôle important de la femme dans les zones rurales : » Il faut donner les moyens à ces femmes pour que leurs activités soit rentables, s’occuper davantage de la formation et de l’accompagnement, travailler la main dans la main et surtout dénicher les compétences car le rôle de la femme rurale dans le développement économique doit être conséquent comme cela se fait dans d’autres pays. » Le ministre a abordé la pauvreté dans ces zones en soulignant « la nécessité d’assurer la sécurité alimentaire et créer un commerce équitable pour favoriser l’intégration de l’emploi et sortir de la marginalisation, il faut trouver les bons mécanismes car notre pays renferme des capacités énormes dans les domaines qu’il faut saisir. »
Pour sa part, Nouara Djâafar a abordé le sujet de l’illettrisme en indiquant que « l’état consacrera un budget de 50 milliards de dinars pour lutter contre l’analphabétisme dans les zones rurales en axant cette subvention sur la formation » et d’ajouter : « Notre rôle sera de faire connaître les produits du terroir et de les commercialiser dans tout le territoire national et pourquoi pas à l’étranger, et cela doit passer par la créativité et la volonté de la femme rurale. » Dans son intervention,la présidente de l’association de la femme rurale a souligné les problèmes auxquels les zones rurales font face : « Nous, on demande des espaces pour exposer nos produits ainsi qu’un marché au niveau de toutes les régions et surtout un statut, il faut combattre le racisme et la marginalisation régionale, on fait face à un problème de crédibilité. » Pour sa part, la présidente de l’association Ikram met l’accent sur le manque de moyens comme les routes et les infrastructures. Le ministre a indiqué dans son intervention les grands projets qui sont attendus dans ces zones ainsi que l’intégration de nouveaux mécanismes qui permettron le développement du secteur, tout en saluant le courage et la volonté de la femme rurale à promouvoir l’activité économique dans les régions isolées en insistant sur les opportunités que l’état offrira pour dynamiser les régions rurales ainsi que l’activité économique de proximité.
Hacène Merbouti
