De notre envoyé spécial à Sousse, Ferhat Zaâfane
Le match a démarré en trombe avec une ESS visiblement tentée d’ouvrir la marque d’entrée de jeu pour se libérer et déstabiliser son adversaire qui lui, avait beaucoup à gagner en absorbant la dynamique des Tunisiens. C’est ainsi qu’on a eu droit à un début de partie très disputé, notamment au milieu du terrain. Néanmoins les Tunisiens réussiront au fil des minutes à avoir un ascendant en parvenant à pousser Coulibaly, et l’arrière-garde kabyle à commettre des erreurs dans son périmètre. Des fautes, qui ont coûté aux Jaune et Vert pas moins de trois balles arrêtées en l’espace de cinq minutes, et un but encaissé dès la onzième minute. Chaouchi qui repoussait du bout des doigts une tête piquée d’un attaquant Rouge et Blanc ne pourra rien devant cet autre Tunisien, Amari Djemal, bien embusqué qui, seul face à lui, reprenait le cuir pour le placer au fond des filets.
L’ESS ne pouvait espérer mieux avec cette ouverture du score en sa faveur dès la onzième minute de jeu, et une balle qui ricochait sur le montant quelques minutes plus tard. La suite se poursuivra sur le même rythme avec un engagement physique de part et d’autre. Ce qui a contraint l’arbitre de la rencontre à brandir pas moins de cinq cartons jaunes en l’espace d’une vingtaine de minutes dont trois contre la JSK. Cette dernière avait plus l’air de subir le match que de le vivre en se contentant de quelques contres sans grand danger sur les locaux, comme cette reprise mal maîtrisée du pied gauche de Amaouche dans les dix-huit mètres adverses.
L’injuste exclusion de Maroci et Meftah !
Les Tunisiens de leur côté n’ont pas baissé les bras, et ont continué à pousser jusqu’aux ultimes instants de la première mi-temps dans l’espoir de tuer le match. Ils n’y parviendront pas. C’est l’arbitre libyen qui » réussira » à assommer surtout mentalement les Canaris dès le retour des vestiaires en décidant d’exclure injustement, comme finiront par le démonter les images de la télé, après une grotesque simulation d’un attaquant tunisien qu’il rattrapait alors qu’il se positionnait en dernier défenseur dans son camp. Cela perturbera complètement la nouvelle stratégie de Ifticene qui venait juste d’incorporer Bensaïd à la place de Beramla à la 47’ pour renforcer son compartiment offensif en quête de l’égalisation. Ce qui contraindra le coach kabyle à procéder à un autre changement en faisant appel à Douicher à la place de Boukria pour combler le vide provoqué par la sortie de Maroci dans l’entre-jeu kabyle. Piqué dans leur orgueil, les Jaune et Vert auront une belle réaction qui a failli être payante avec ce tir rageur de Dehouche qui s’est écrasé sur le montant des buts gardés par le gardien tunisien complètement battu sur l’action. Bensaïd ne réussira pas mieux à la 74’ lorsqu’il envoyait son tir un peu plus haut que le cadre. C’était là les prémisses d’un finish très en verve de la JSK qui n’avait plus rien à perdre dans cette rencontre avec ce score en sa défaveur. En fin de partie, Bensaïd, Boudjelid et les autres ont réussi à complètement inverser le cours du jeu puisqu’ils prendront les choses en main au moment où les Tunisiens répliquaient par des contres. L’avalanche d’attaques menées par les Canaris sera malheureusement anéantie par une aussi absurde que vulgaire décision de l’arbitre libyen qui se distinguera encore une fois en offrant un penalty, et un autre carton rouge à la JSK qui a dû finir la partie à neuf après l’exclusion de Meftah, par le score de deux buts à zéro. Ainsi en avait décidé l’arbitre libyen.
F. Z.
La JSK a évolué avec le onze rentrant suivant : Chaouchi, Meftah, Demba, Coulibaly, Abdeslam, Amaouche (Boudjelid), Beramla (Bensaïd), Dehouche, Oussalah, Maroci, et Boukria (Douicher).
