Canalisation d’eau usée attend réparation depuis 10 ans

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Cela fait plus de dix années que Oualid Aouchar, un citoyen de la commune de Bechloul, attend que les autorités locales prennent en charge le problème d’hygiène et de pollution qu’il a soulevé, pour la première fois, en juillet 98. Un problème dont serait à l’origine un de ces voisins, propriétaire d’un café-restaurant sur la RN 5. “…mon voisin, propriétaire d’un café restaurant au village Ath Bedkhikh, ne veut pas réparer sa conduite d’eau usée et la laisse se former en lac dont une partie se déverse sur mon terrain…”, a-t-il écrit dans la première requête adressée en 98 au chef de service d’hygiène de la daïra de Bechloul. Et ce n’est que plusieurs années plus tard, soit en novembre 2006, qu’une commission communale, chargée de l’hygiène, s’était déplacée sur les lieux pour s’enquérir de la situation. Le rapport établi par ladite commission alors avait fait bel et bien état de l’éclatement d’une conduite d’eau usée et d’émanation d’odeurs nauséabondes constituant un danger pour la santé publique. Ainsi, un délai d’une semaine avait été fixé par les membres de la commission à l’encontre du commerçant incriminé pour réparer les dégâts.

Il s’avère que ces mêmes services ont menacé de prendre des mesures punitives à l’encontre du mis en cause. Ces mesures ont-elles été appliquées ? La réponse est bien évidemment non. Et pour cause, une semaine plus tard, le plaignant s’était adressé au chef de daïra en demandant de nouveau son intervention (requête adressée le 19 novembre 2006). Depuis cette date et durant toute l’année qui a suivie, le P/APC de Bechloul, le wali de Bouira, le directeur de l’hydraulique, celui de l’environnement, le chef de daïra de Bechloul, les services d’hygiène de la wilaya et le directeur de la santé ont été tous destinataires de requêtes à ce sujet. Des requêtes qui ont abouti au début de l’année en cours sur un rapport des services de la DSP de Bouira destiné au P/APC de Bechloul, l’instruisant de prendre des mesures nécessaires à même de régler le problème. Mais au jour d’aujourd’hui rien n’a été fait et la situation demeure toujours la même. Ceci dit, M. Aouchar n’a pas pour autant baissé les bras et a de nouveau exposé le problème devant le chef de daïra de Bechloul tout récemment. Après dix années de galère et devant cette situation “injuste” dont il se dit victime, ce citoyen demande une chose, l’application de la loi, qui est pourtant claire, d’autant plus qu’il s’agit de danger sur la santé publique.

D. M.

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