Coïncidant avec l’avènement des technologies de l’informatique et de la communication, les préceptes de la ligue demeurent d’actualité, en dépit des nombreux problèmes de tout genre (hausse de loyer, manque de subventions opportunes et autres).
Lors de notre visite au local de la ligue, digne d’un Panthéon de trophées et de tableaux élogieux émanant de divers endroits du monde, le président Abdellah Mokhtari, enseignant de profession, membre des fondateurs de la ligue, nous a raconté l’épopée de cette dernière, qui au fil du temps, a pu gravir les échelons et a surtout prouvé que l’amateur d’aujourd’hui deviendra l’inventeur de demain s’il est suivi et encadré dans une structure consacrée et dévouée à sa passion qui est la recherche.
En revanche et vu l’exiguïté du local abritant les activités de la ligue, les dirigeants se sont vu contraints de délocaliser les pensionnaires vers les locaux de la Maison de la culture, voire vers les différents clubs scientifiques de l’université de Béjaïa (Botanique, sciences astronomiques… ).
Encadrés par 9 enseignants, universitaires pour la plupart, ainsi que d’une administration et agent d’entretien, la ligue fait vivre onze ménages, puisant ses ressources dans le fonds des cotisations de ses inscrits ainsi que des contrats-programmes et de projets annuels signés, respectivement avec l’APC et la Direction de la jeunesse et des sports de la wilaya de Béjaïa, s’ajoutant aux quelques subventions occasionnelles couvrants les déplacements des lauréats de concours et les formations des cadres de la LASTJW.
Un calendrier de cycles de formation est lancé annuellement par la ligue, des formations axées essentiellement sur l’informatique grand public, précisant une exclusivité pour cette saison : conception de pages Web, ouverte au grand public à des tarifs symboliques, sans exigence d’âge ni de niveaux.
A ce sujet, Abdellah Mokhtari précise que 50 000 étudiants de 12 nationalités différentes ont bénéficié d’un cycle de formation, et un grand nombre de jeunes ont pu décrocher un poste d’emploi grâce aux diplômes et attestations de succès délivrés à l’issue de leur formation dans la ligue.
La question de l’exiguïté du local, séparé en compartiments faisant office de salle de cours, ainsi que la vétusté du matériel informatique qui s’y trouve, sujet à l’entretien répété et estimé onéreux pour la bourse de la ligue, le président nous confie que des travaux de « lifting » seront lancés prochainement de même que le renouvellement de la totalité de micro-ordinateurs endommagés durant ses dix-sept années. Ajoutant que la promesse d’une annexe pour la ligue leur a été faite par des bienfaiteurs sensibles à cette réussite, issue du sérieux et des accomplissements désintéressés et dignes d’érudits qui y nourrissent leur passion.
R. Kichou
