Désormais, ce ne sont plus de simples rumeurs, les nombreux hameaux enclavés, relevant administrativement de la commune de Aomar, et dont les ménages ont souffert de l’indisponibilité de l’eau potable, s’apprêtent à vivre un événement de tout premier ordre, qui n’est autre que leur dotation de réseaux internes AEP. C’est enfin le rêve de chacun qui se réalise avec ce tronçon d’environ 7 km reliant Aomar à Tizi Larbaâ. Les populations y résidant n’ont d’yeux que pour l’évolution des travaux d’aménagement du tracé s’effectuant sur le flanc de montagne pour l’élargissement de la RN 25, un moment très attendu, qui fait dire à Dda Idir : « Il y a de quoi être fier, nous qui avons déplacé des volumes immenses d’eau potable en voiture, sur des ânes, et sur nos dos. » Place, donc à la joie sur ces hauteurs concernées par le projet, où sont implantés les villages de Tizi Larbaâ, Béni Mellil, et Aomar Lekdim, et à partir de cette dernière, explique un agent du service technique de l’APC de Aomar « le tracé empruntera la zone d’activités, et débouchera sur Boulerbah, lieu de réalisation de la station d’épuration. » En tout cas, même si les travaux ont connu ces derniers jours un léger ralentissement, la pose de la tuyauterie, homologuée à ce type de branchement, a considérablement avancé.
A. Chérif
