Mechtras, une commune qui jouit d’une bonne réputation sur le plan national, des terres et des jardins fertiles. La disponibilité de l’eau y est pour beaucoup.
A en juger de loin, Mechtras peut être vu comme une contrée riche, fertile mais, hélas, la réalité du terrain pour celui qui s’y approche de près est toute autre. Beaucoup de familles vivent le calvaire, et la dépravation est quasi quotidienne.
Le filet social prévu par les pouvoirs publics et les hautes autorités de la nation, n’est malheureusement pas parvenu à alléger cette pauvreté qui ronge un pan entier de la société.
Pour avoir une idée précise sur cet état de fait, nous nous sommes rapproches du service social de cette municipalité et nous avons rencontré M. Cheballa Ali, le chef de service qui a tenu d’emblée à souligner que «la politique pratiquée dans ce domaine en l’occurrence les quotas qui nous ont été attribués, sont très loin de la réalité, chose que nous avons recensée ; nos chiffres dépassant largement les quotas qui nous sont accordés, à mon sens cette politique doit être révisée et adaptée à la réalité de chaque localité, des enquêtes doivent se faire par des agents spécialisés et leur rapport doit être respecté».
Notre interlocuteur nous apprendra que sa commune bénéficie de 56 postes IAIG rémunérés à 3 000 DA mensuel.
Dans le cadre CFP payé à 12 000 DA /mois seuls 23 postes sont accordés, 54 bénéficiaires du PAIS le nouveau dispositif valorisé à 2 270 DA et dans le registre AFS un quota de 145 est revu dernièrement à la hausse (3 000 dinars/mois).
Quant aux handicapés à 100%, le chiffre donné par cette municipalité est de 53 dont 41 chefs de familles et dans ce cas, monsieur Chaballa nous a montré une pile de dossiers qui attendent d’être reconnus, mais hélas l’attente risque à coup sûr d’être longue.
A titre d’exemple, M. Cheballa nous apprendra que : «Pendant le ramadhan passé, la DAS nous a fait parvenir 113 paniers au profit des nécessiteux, comme, ce quota est insignifiant, la commune a dû acheter 350 couffins à raison de 70 millions de cts».
Avec le chômage qui s’accentue de jour en jour, les décideurs qui s’évertuent à nous expliquer qu’ils sont riches et qui nous narguent à chaque fois par des discours optimistes car nous dit-on, le pays possède des milliards de dollars, alors pourquoi ne pas bannir cette misère qui accable les citoyens ?
Hocine Taïb
