Les lycéens bloquent la RN 43

Ce vent de colère a pour origine, selon les informations recueillies auprès des manifestants, le problème du ramassage scolaire, toujours en stand-by, étant subordonné au versement d’une cotisation annuelle imposée par les autorités locales que les « potaches » rejettent en bloc tout en pointant un doigt accusateur sur les initiateurs de cette idée. « Le ramassage scolaire constitue, désormais, un cheval de bataille des pouvoirs publics pour contribuer un tant soit peu à sortir le secteur de sa situation qui laisse vraiment à désirer » témoigne un élève de terminale qui ajoute : « Nous n’avons pas demandé de l’aumône mais un simple droit assuré par… l’argent du pétrole. « 

De son côté, le premier responsable de l’APC que nous avons joint n’est pas allé avec la dos de la cuillère pour tirer à boulets rouges sur certains parents restés spectateurs devant une situation qui risque de prendre une autre tournure.

« Nous avons réuni toutes les associations des parents d’élèves pour les informer de contribuer symboliquement a cette opération en versant cinq dinars la journée, hélas, au moment où cette démarche n’a pas tardé a donner ses fruits, notamment au CEM les Falaises, certains parents n’ont pas fait dans les détails pour l’interpréter autrement » nous déclare Mokhtar Allouti P/APC et d’ajouter : « Il faut que les parents sachent que les cotisations récoltées serviront à couvrir toutes les localités de la commune en matière de ramassage scolaire à l’instar de Boulzazen, Bouhiane, Tarikt, Tasefsaft, Tizi El Oued et la région de Sahel.  » Au moment où nous mettons sous presse, des pourparlers ont été engagés entre des représentants des élèves et les autorités locales pour un éventuel consensus pouvant apaiser la situation.

Rabah Zerrouk