Une zone d’activités est plus que nécessaire

Chaque année, des vagues de jeunes diplômés arrivent du CFPA de Kadiria, armées d’une formation riche en théorie et en pratique, d’autres le rejoignent dans l’espoir d’apprendre un métier, et postuler pour une place dans des entreprises étatiques, ou dans les PME et PMI, récemment créées.

De nombreuses promotions de stagiaires diplômés, numériquement différentes, sont sorties du CFPA de Kadiria, certaines d’entre elles, après une petite attente, ont pu trouver du travail chez des employeurs privés ou publics, les autres chôment jusqu’a présent faute, avancent-ils, de l’exigence des cinq années d’expérience accompagnant les offres d’emploi ou encore répondent d’autres « au peu d’intérêt que suscitent les annonces s’exprimant de l’extérieur de la wilaya. « 

Des propositions d’offres allant dans ce sens, sont jugées peu intéressantes en raison, expliquent-ils « des rémunérations insignifiantes en fin de mois, sachant qu’une partie sera consacrée aux dépenses personnelles, et le restant à la famille » Cet énorme « réservoir » de main d’œuvre spécialisée est à peine exploité, bien que l’on retrouve un pan conséquent de ce dernier dans certains secteurs d’activités dont l’agriculture, le bâtiment, et le transport, un responsable du CFPA de Kadiria dira : « Cela restera en l’état ainsi, jusqu’à ce que l’on dote la localité d’une zone d’activités.  » Il n’y a que cette solution qui puisse absorber toutes les sections sortant des CFPA, l’exemple des localités ayant opté pour ce choix, déduit le fonctionnaire « a été suivi de résultats probants, cela a influé sur la population de diplômés non actifs.  » La dotation de Kadiria d’une minizone industrielle, où activeraient uniquement des PME, et PMI, pourrait donner lieu à une dynamique économique, et générer par là même des postes d’emploi, pour cela, insiste le formateur « l’urgence d’inscrire un projet de réalisation d’une zone d’activités se fait vraiment ressentir.  » Pour montrer que ce problème se pose avec beaucoup d’acuité, celui-ci l’illustre par ce qui lui a été donné de constater « il n’y a qu’à se lever tôt le matin pour voir d’anciens stagiaires prendre le chemin vers plusieurs destinations notamment Rouiba, Réghaïa, ou encore Boudouaou. « 

A. Chérif