De notre envoyé spécial à Relizane, Dalil Saïche
C’est tard dans l’après-midi d’avant-hier, dimanche, qu’a eu lieu l’ouverture officielle du festival culturel local des arts et des cultures populaires de Béjaïa à Relizane. Le coup d’envoi de la manifestation a été donné conjointement par le chef de daïra et le P/APC de Relizane, en présence des deux directeurs de la culture des wilayas de Béjaïa et de Relizane, au Centre des animations de jeunes situé au centre-ville.
La délégation conduite par les deux responsables à eu droit, dès son arrivée sur les lieux, à une série d’explications sur l’exposition, tantôt par le directeur de la culture de Béjaïa, tantôt par les exposants qui prennent part à ce rendez-vous culturel. Il importe de signaler dans ce cadre que l’exposition présente, en effet, un large éventail de produits artisanaux, des travaux académiques sur l’histoire de Béjaïa et ses environs et des arts plastiques.
« Béjaïa est une ville d’histoire. Aujourd’hui avec la caravane de Béjaïa et les explications qui nous sont fournies, nous nous sommes fait une idée plus précise sur Béjaïa », déclare le chef de daïra de Relizane devant la délégation de Béjaïa, lors d’une cérémonie organisée en son honneur. Il est vrai, dira le P/APC de Relizane, que ce genre de manifestations, outre la vulgarisation des arts et des cultures populaires des 48 wilayas du pays, est également une opportunité pour tisser des liens entre les jeunes, et ce en créant des espaces de rencontre à l’image de ce festival. « Comme la culture algérienne présente des dénominateurs communs, ces rencontres nous permettront de renforcer les liens de communication et de découvrir les patrimoines respectifs de toutes les régions. Pour la caravane de Béjaïa, présente pour une semaine à Relizane, il est attendu que notre population découvre les mille et une facettes de Béjaïa » estime-t-il.
Pour le directeur de la culture de Béjaïa, Mourad Nacer, la confrontation des deux cultures permettra en plus de la découverte des cultures et des arts des wilayas de l’Algérie, de tisser des liens entre les différents régions, dont l’objectif, soutient-il, est de consolider l’unité nationale.
De son côté, le directeur de la culture de Relizane, a estimé lors de son intervention que sur la carte culturelle de l’Algérie, Béjaïa est en pole position. Pour cette raison, a-t-il souligné, le choix porté sur Béjaïa n’est pas fortuit,en ajoutant que le festival n’est qu’un prolongement de la manifestation « Alger, capitale de la culture arabe. «
Par ailleurs, il est à signaler qu’au programme des animations musicales, une soirée de musique andalouse avec le conservatoire « Ahbeb cheikh Sadek El Bejaoui », et une autre chaâbie avec A. Chebache ont été animées à la cinémathèque « Dounia Zed » devant, soulignons-le, un public nombreux. « Je ne trouve pas les mots pour qualifier la soirée. De toutes les manières ça nous a vraiment plu », nous dit Mohamed à sa sortie de la salle des spectacles. Des récitals poétiques ont été aussi au rendez-vous avec Fahem Djoudi et Selwa Taybi. Et pour agrémenter le tout, une animation folklorique avec la troupe « Itaballen Ouguemoun » et le ballet de danse « El Wiam » a été au rendez-vous. Pour la journée d’hier, lundi, il est attendu que la troupe théâtrale T4, le ballet de danse « El Wiam », la troupe « Itaballen Ouaguemoun » se rendront à la daïra de Djediouia. Au menu de la troupe théâtrale, une pièce intitulée « El Kahwa Algéria. » A la salle des conférences de la Direction de la culture de Khenchela, Mechehed Djamel-Eddine a animé une conférence de presse ayant pour titre « la diffusion des chiffres en Europe à travers Béjaïa. » En hommage à Azzedine Meddour, deux de ses productions seront projetées à la cinémathèque de la ville de Khenchela. C’est l’association Ciné + qui est chargée de mettre en relief les productions cinématographiques du défunt. Il importe également de signaler au passage que les stands de l’exposition n’ont pas drainé beaucoup de monde, hier, malgré la portée symbolique des produits artistiques, artisanaux et autres présentés, lesquels se sont avérés être une vitrine assez représentative des arts et des cultures populaires de Béjaïa. Cela démontre, si besoin est, le désintérêt de la population de Relizane de tout ce qui est culturel, sinon, estiment les organisateurs, ce serait dû à un manque de diffusion de l’information.
D. S.
