Lassés d’attendre un représentant des pouvoirs publics auquel ils comptaient soumettre leurs revendications, quelques manifestants parmi les jeunes et moins jeunes, qui ont mené cette action de protestation ont songé à passer à une autre forme de protestation ».
Cela a failli dégénérer à un certain moment, notamment lorsqu’ils ont décidé de libérer la route et prendre d’assaut le siège de la mairie.
D’ailleurs même les membres du Comité de village qui tentaient « d’arracher quelque chose de crédible » au secrétaire général de la daïra locale quant à la venue d’un responsable de la wilaya ou du chef de daïra de Ouaguenoun, ont reconnu à cet instant-là que la situation devenait de plus en plus non métrisable. « Répondez-nous, ils viennent ou ils ne viennent pas?. On doit rendre des comptes à la population qui s’impatiente dehors », ne cessait de lancer le président dudit comité aux SG et P/APC présents.
« Le chef de daïra intérimaire de Ouaguenoun arrive… » répétaient à chaque fois ces derniers. Finalement aucun officiel ne s’est déplacé sur les lieux mais grâce à leur sagesse, des membres du comité ont pu convaincre tout le monde de se maîtriser.
Et c’est dans le calme que les citoyens d’Akaoudj ont levé le camp sans pour autant lâcher prise puisqu’ils comptent revenir à la charge peut-être dès aujourd’hui.
« C’est la parfaite image du mépris des pouvoirs publics à l’égard de notre village, ce qui vient de se produire aujourd’hui le reflète. Dans d’autres régions il suffit d’une petite action pour que les autorités bougent dans tous les sens. Nous on continue de nous ignorer » nous dit Djamel, qui n’est autre que le président du comité du village d’Akaoudj. C’est, en fait, pour attirer l’attention de ces mêmes autorités que la population d’Akaoudj est descendue dans la rue hier.
APC d’Aït Aïssa Mimoum, le blocage persiste
« C’est une décision qui a été prise lors de l’assemblée générale du village, tenue il y a à peine quelques jours, avant cela nous avions sollicité tous les services concernés, à savoir le wali, le chef de daïra de Ouaguenoun mais en vain », expliquera Djamel estimant que lui et ses concitoyens ne pouvaient pas assister à la dégradation de l’état de leur village passivement. Pourtant, estime notre interlocuteur, » nous ne demandons pas la lune, nous revendiquons juste une prise en charge.
Notre village est un des plus importants de la commune par sa population qui s’élève à près de 5 000 habitants. Mais il souffre de manques dans les différents domaines.
Notre jeunesse a plongé dans la débauche à cause de l’indisponibilité d’infrastructures de loisir. Notre unité de soins est à l’abandon. Cela sans parler du manque de gaz de ville… « . il s’agit là, en somme des principales revendications des villageois d’Akaoudj. Djamel soutient, en outre, que son village n’a bénéficié d’aucun projet de PCD ces quelques dernières années.
En parlant de PCD, on doit noter que l’APC d’Aït Aïssa Mimoum connait une situation de blocage depuis déjà quelques mois. Son président a subi même un retrait de confiance d’un bloc de six élus à savoir trois du RCD, 2 du FLN et un RND.
Le retrait de confiance à l’encontre du maire FFS a été voté le 31 août passé, mais cette sanction n’a pas été suivie de décision officielle émanant des services publics. Le P/APC s’est maintenu ainsi à son poste. » Nous ne comprenons pas cet état de faits.
Le maire, puisqu’il ne veut pas partir de son propre gré doit être relevé de ses fonctions par les pouvoirs publics », nous a dit à ce sujet l’un des vice-présidents de cette APC Mustapha Slimani, en l’occurrence, que nous avons rencontré hier sur les lieux puisqu’il « est aussi villageois d’Akaoudj » a-t-il dit.
En fait, plus d’un attribue cette « situation d’oubli » dans laquelle se trouve le village Akaoudj à cet état de blocage de l’APC d’Aït Aïssa Mimoun.
M. O. B.
