Les grève des enseignants du cycle secondaire s’est poursuivie hier, dans son deuxième jour, avec un taux de 90% pour la wilaya de Boumerdès.
Après avoir fait le bilan du débrayage en question, le bureau local du Cnapest a réuni, en début d’après-midi, les représentants des différents lycées au niveau de l’établissement Mohamed El Aïd El Khalifa du chef-lieu de wilaya.
Selon le chargé de communication de ladite coordination syndicale autonome « cette AG est tenue pour nous entendre sur les actions à entreprendre dans l’immédiat dans l’optique de régler les problèmes socio-professionnels en suspens. » On met en exergue la question du régime indemnitaire liée à la revalorisation de la grille salariale des enseignants, le statut particulier du professeur de lycée.
« Ce statut-là a été bel et bien approuvé le 11 septembre dernier par le conseil du gouvernement, mais son contenu n’est pas encore connu », se désole M. Boudiba.
Les pouvoirs publics ne peuvent régler nos problèmes sans considérer notre mouvement syndical en tant que partenaire social. Il en est aussi des conflits qui surgissent, ici et là entre la corporation des enseignants et les directions de l’éducation. Avec comme exemple ces récentes mutations abusives dont ont été victimes 40 enseignants à Mostaganem et une vingtaine d’autres à Constantine.
L’AG du Cnapest, tenue hier à Boumerdès, a été ponctuée par deux propositions destinées à l’appréciation du bureau national du Cnapest : grève illimitée ou débrayage d’une semaine renouvable au cas où les pouvoirs publics ne donneraient pas suite à leurs doléances dans un délai raisonnable.
Salim Haddou
