Du côté des chantiers c’est l’effervescence. Tout le long de la route, menant vers l’hôpital, on se hâte de construire des niches devant recevoir les compteurs de gaz. Ces constructions, visibles sur les façades des maisons concernées, sont toutes conçues suivant le plan affiché sur les murs de la ville par les services de Sonelgaz.
Des saignées sont creusées, en travers de l’accotement pour relier les futurs abonnés aux conduites longeant la route carrossable. Devant ce remue ménage, les gens ne peuvent s’empêcher de focaliser les discussions sur l’arrivée que certains disent “imminente” du précieux combustible.
Les supputations vont bon train. Chacun croit savoir quel serait le quartier qui serait alimenté en priorité.
Les établissements scolaires sont cités aux premières loges alors que les cités, faisant partie de la ville, viendraient en seconde position. Pour le moment, on ne sait pas si les villages seraient ou non concernés par cette tranche bien que les conduites aient déjà atteint la place du village de Taourirt Menguellet. Par ailleurs, il se dit que l’intérieur des agglomérations, non accessibles aux véhicules de la Protection civile, ne seraient pas alimentés. Rien n’est confirmé dans ce sens.
Dans la commune voisine d’Ait Yahia, les premiers heureux bénéficiaires se préparent à passer l’hiver bien au chaud puisque “le jus” sera libéré le 1er Novembre. Tous prient pour que les essais soient concluants. La daïra d’Iferhounène accuse, quant à elle, un retard eu égard aux travaux qui ont subi plusieurs coups d’arrêt, au niveau de Azaghar, une localité de la commune d’Imsouhal.
Les habitants se sont en effet, opposés au passage des canalisations dans leurs propriétés, vu qu’ils ne sont pas inclus dans le programme de la première tranche. Connaissant les rudes conditions climatiques qui sévissent en hiver, le gaz naturel risque de faire beaucoup de jaloux parmi les habitants des montagnes. Tous veulent enterrer l’ère de la bonbonne de gaz et du poêle à mazout. Notons que certains foyers continuent à se chauffer au bois. Ne désespérons pas et reconnaissons, tout de même, que l’arrivée du gaz dans les grands centres est déjà une grande avancée. L’extension à d’autres localités ne saurait durer vu que les grands travaux sont déjà réalisés. Ce qui, ne saurait se faire du jour au lendemain. Mais comme dit un proverbe kabyle bien connu “Ayen di teddoun d ubrib” (ce qui vient est déjà proche).
A. O. T.
