Les points d’eau et autres sources où coulent cette eau potable sont éparpillées ça et là dans la montagne, et se concentrent en majorité sous forme de flaques dans oued d’Aghbalou, et sont exposées aux différents agents de pollutions climatiques et biologiques. Ces eaux qui se mêlent à la terre après une simple pluie prennent couleur boueuse puis s’écoulent dans les canalisations pour remplir les réservoirs du village et arriver dans les robinets des ménages. Depuis plus de six ans, l’AEP alimentant ce village provient de sources naturelles, et ne posait aucune réclamation sur la qualité, mais, vu la pénurie flagrante qui a touché la population, les autorités locales ont fait recours à des projets qualifiés de médiocres pour acheminer les eaux de la rivière, l’essentiel étant de combler le manque de ce précieux liquide. Alors que cette denrée constitue un danger éminent, les responsables auraient pu solliciter une commission d’analyse d’un laboratoire spécialisé pour confirmer l’utilité de l’exploitation de ces eaux. Il est à signaler que « cette matière brute, teintée à la couleur de la terre ne sert même pas pour la douche ; le savon et les autres détergents sont inutiles mélangés à cette mixture. » dira un habitant du village, qui ajoutera : ‘’Le consommateur de cette denrée est exposé aux différents risques qu’elle pourrait engendrer. ’. Ces propos sont partagés entre les habitants qui choisissent de parcourir plus de 4 kilomètres pour chercher des eaux pures dans des sources naturelles. En dépit de ces quantités insuffisantes, ces prévoyants croient à la maxime qui dit : »Mieux vaut prévenir que guérir », et refusent de prendre le risque de boire l’eau du robinet.
Il est vrai qu’en été, les citoyens souffrent d’une pénurie qui les guette périodiquement, ce manque en quantité qui nécessite un approvisionnement par des citernes dépêchées par l’APC pour les gens qui habitent les périphéries du village. A l’opposé, en hiver, la quantité ne fait pas défaut, mais la qualité n’est en aucune manière assurée. D’autre part, ‘’ le vieux réseau AEP des sept villages a été établi depuis 1979, et n’a pas connu une rénovation entière (juste des réparations partielles) car le coût de rénovation est énorme et l’APC ne peut pas assurer avec l’enveloppe réservée pour ce projet. Il était question que l’ADE prenne en charge ce problème », nous dira un responsable de l’APC d’Aghbalou. Dans tous les cas, le citoyen de Takerboust, croit dur comme fer de voir un jour une régularité s’installer dans l’approvisionnement en quantité suffisante et en qualité satisfaisante.
Brahim B.
