La commune d’Aghbalou enregistre plus de 2 000 chômeurs, sur une population qui va au delà des 2 1000 habitants. Ce pourcentage s’avère très élevé puisque la couche censée travailler, c’est-à-dire la population active, ne dépasse pas 5 000 personnes. En fait, dans la localité et comme partout ailleurs, le chômage est divisé en trois catégories : d’abord il y a les chômeurs qui constituent, de part leurs niveaux d’études, la crème de la société, les diplômés en l’occurrence.
Ces derniers n’ont pas encore intégrés le monde professionnel à défaut de l’expérience exigée dans leurs cursus. En deuxième lieu, on retrouve les célibataires titulaires pour certains d’entre eux de diplômes et autres certificats décernés par les centres de formation, et certains sont sans qualifications ; cette catégorie peine à trouver du boulot.
Enfin et en troisième lieu, il y a bien évidemment les handicapés qui auraient dû toucher une bourse spéciale, eux aussi se plaignent de la médiocrité de la prise en charge. A Aghbalou, le nombre important de dossiers de chômage parvenant aux services concernés de l’APC intrigue davantage les responsables locaux et les met devant un dilemme, puisque selon eux « la demande dépasse largement l’offre. » Sur le plan de la prise en charge de ces demandeurs d’emploi, le dispositif « filet social » a souri pour 89 personnes. Ces dernières touchent 3 000 dinars par mois et sont souvent chargés d’accomplir de lourdes tâches assumées généralement par des travailleurs titulaires dans des postes sensibles. Pour élargir ce plan de prise en charge, l’APC d’Aghbalou a ouvert 90 postes supplémentaires avec une subvention locale pour répondre au moins à 10 % de la demande. Cependant, si la chance sourit à 179 bénéficiaires, il existe en outre une catégorie qui est confrontée au même problème.
Ce sont les personnes ayant des enfants et familles à charge. Cette frange de la société qui ne cesse de réclamer du travail est réellement dans le besoin. Cette situation de chômage endémique que connaît la commune d’Aghbalou met les élus dans une position délicate. Pour y remédier, les élus locaux ont sollicité les services concernés de la wilaya (DAS) à l’effet d’augmenter le nombre de postes attribués et ce, pour pouvoir satisfaire au moins les cas jugés urgents.
Brahim B.
