Un taux de 21,27% de réussite au bac

Jamais de mémoire, les résultats du bac n’ont été aussi catastrophiques au niveau de la commune de M’chedallah, comme c’est le cas pour cette année. En effet, sur 1457 candidats (scolarisés et école du soir) inscrits dans les trois lycées, seuls 310 ont décroché les billets qui leurs ouvrent les portes pour d’éventuelles études supérieures, soit un taux de réussite de 21,27%, toutes filières confondues. On trouve en tête le lycée Ben Badis avec un taux de 23,47% (81 candidats admis sur 342 inscrits), suivi du lycée Zuzamen avec un taux de 22,51% et enfin le lycée Nasr Eddine avec un taux de 19,74% (152 élèves admis sur 770 inscrits). Notons que ce dernier lycée, sur les 770 élèves inscrits, 450 sont scolarisés et 320 suivent les cours du soir. Selon les résultats, le taux de réussite pour les scolarisés était de 24,22%, soit 109 élèves admis sur 450 inscrits. Sur les 320 élèves inscrits dans le cadre de l’école du soir, seuls 43 candidats ont décroché le bac. Soit un taux de 13,43%. Mais la véritable catastrophe sans nom qui réside chez les littéraires où sur 595 élèves inscrits au niveau des trois lycées, seuls 22 sont admis, soit un taux de 3,69%. Pour les raisons de cette dérive, certains candidats que nous avons interrogés nous parlent de la difficulté du sujet de la philosophie. « Certes, le sujet est inspiré du programme officiel, mais il traitait un thème relatif à la science expérimentale. C’est une partie du programme qu’on régligeait souvent, car ce type de sujet était généralement destiné aux scientifiques. On était vraiment pris au piège », nous dira un candidat très déçu. Enfin, faut-il rappeler que la nouvelle politique nationale d’éducation qui se concrétise à travers la réforme de l’école algérienne qui est à sa troisième année, mise beaucoup plus sur la qualité que sur la quantité. Ecoliers, enseignants, administrations et parents d’élèves sont tenus désormais, à assurer pleinement leurs responsabilités, chacun de son côté. La mondialisation oblige. Terminons avec cette expression du père de la physique moderne, le célèbre savant « Galilée », condamné, pour rappel, par l’église en 1633, après la diffusion du « Dialogue sur les deux grands systèmes du monde » ; où dans une lettre qu’il a adressée à « La Duchesse Christine de Lorraine », en 1615, il disait : « L’intention du saint esprit est de nous enseigner comment on va au ciel, et non comment va le ciel ».

Farid A.