Dangers en permanence

En effet, pour cet endroit, les villageois avaient déjà signalé que des bêtes domestiques et sauvages tombaient dans ces gouffres. Malheureusement, rien n’a été décidé à ce sujet. Si ce cas est arrivé comme une sonnette d’alarme, si besoin est, on peut rappeler les autres disparitions enregistrées dans les barrages de Draâ El Mizan et de Tizi Gheniff ainsi que les retenues collinaires comme celle de Maroko où un autre collégien avait péri il y a de cela deux ans. Alors que le nombre de noyades a atteint plus d’une dizaine en dix ans.

Il est temps de sécuriser ces étendues d’eau qui sont parfois des lieux choisis par des personnes pour se suicider. Il nous a été donné de remarquer que les services de la Protection civile peinent à retirer les corps.

Car, une fois qu’une noyade leur est signalée, il faudrait faire appel à des plongeurs qui viennent des autres unités de la wilaya telle celle de Tigzirt.

Bien que la Protection civile de Draâ El Mizan mobilise tous ses moyens dans de pareilles situations comme ce fut le cas jeudi dernier lorsque cet enfant a été difficilement retiré de la boue déposée au fond de cette fosse, il est attendu de la renforcer peut-être avec des éléments formés dans ce domaine de secours.

De Aïn Zaouia jusqu’à Tizi Gheniff, il y a trois barrages et plus de six retenues collinaires. Non seulement ces derniers ne sont pas surveillés, mais ils ne sont même pas signalés par des plaques d’interdiction sur lesquelles on attirera leur attention de ne pas nager telles : « Attention ! baignade interdite. Danger de mort ». En tout cas, les habitants résidant non loin de ces endroits lancent un autre appel en direction de ceux chargés de la gestion de ces barrages de renforcer la sécurité tout autour. Ne dit-on pas « qu’il vaut mieux prévenir que guérir ? »

Amar Ouramdane