Timechret pour fêter la saison des pluies et le premier Novembre

« Le but de cette tradition, timechret, n’est nullement de manger de la viande à moindre coût, mais bien le renforcement du lien social par un sacrifice commun où tous les villageois mangent aussi également que possible un même aliment en ayant à l’esprit une seule idée : implorer Dieu pour une année fertile », selon un habitant de ce village.

Cette fête ancestrale dont les origines remontent à des périodes immémoriales de notre histoire commune a vu la participation du nouveau chef de la daïra Akbou, du P/APC de la commune, du secrétaire général de la DSA, des représentants de la Chambre et de la direction de l’agriculture de la wilaya de Béjaïa et des représentants des associations d’agriculteurs.

Les invités, et à leur tête le chef de la daïra, ont félicité les élèves et les encadreurs du CEM Chahid Isoukounen Mohand Ben Salem en les exhortant à maintenir le cap de leurs prédécesseurs. Pour rappel, ce CEM a été classé premier au niveau wilaya en réalisant un taux de réussite de 86 % au BEF pendant l’année scolaire 2006-2007.

Monsieur Isekounen Mohand Arezki, président de la Chambre d’agriculteur et néanmoins président du comité du village, a motivé le choix de cette date par la conjonction de Lahlal (période de fertilité) et de la célébration du premier Novembre.

Lors d’une rencontre avec la population du village au siège de l’association, monsieur Oussalah de la Direction des services agricoles de la wilaya de Béjaïa, a donné une communication sur les nouvelles réformes engagées dans le secteur depuis l’avènement du Dr Saïd Benaissa à la tête du ministère de l’Agriculture pour encourager les producteurs agricoles. Ces mesures concernent notamment la réduction des taxes et impôts, mais aussi la variation des formes et des modalités d’accès à différents crédits. Pour sa part, M. N. Boukhari, de l’ITAF de Takariet a conféré dans un kabyle simple et accessible à tous sur la valorisation des sous produits de la trituration des olives par ailleurs polluants la culture moderne de l’olivier, et son importance économique en appuyant ses propos par des chiffres. En paraphrasant cet ingénieur, un 1/3 des oliviers au niveau national se trouve en Kabylie. La production nationale de l’huile d’olive est de l’ordre de 11 millions de litres, 35% sont produites en kabylie, la consommation moyenne par habitant est de 1 litre, aussi la production de cet aliment est appelée à augmenter ne serait ce que pour répondre à la demande locale. Intervenant en dernier, monsieur Amarni, directeur de la Subdivision de l’agriculture a dressé un tableau pour l’ensemble des aides accordées aux paysans ces dernières années comme il a expliqué les raisons qui ont fait que la commune d’Ighram n’a pas bénéficie au titre de l’année 2008 des aides pour l’habitat rural dans le cadre de la Fonal. Lors du débat qui a suivi cette conférence, les habitants du village ont exposé longuement leurs préoccupations et leurs critiques des politiques menées jusqu’a ce jour.

B. Sadi