L’installation des étalages de fortune et l’exposition de marchandises sur les bords de la Route nationale est un phénomène qui a pris de l’ampleur ces dernières années dans la commune de Chorfa et qui a suscité une compétition parmi “les commerçants” pour accaparer les endroits les plus stratégiques à l’exemple du technicume Aliane-Hmimi sis sur la RN5 dont l’arrêt des voyageurs a pris avec le temps le nom de “Arrêt El Banane” en référence à ce fruit qui se vend en abondance à cet endroit.
Cependant, ce qui se passe à l’intersection du chef-lieu de la commune à quelques dizaines de mètres du siège de l’APC et juste en bas de la mosquée suscite beaucoup d’inquiétude parmi les citoyens quant aux dangers et aux risques liés à ce phénomène.
En effet, de nombreux “commerçants” ont quasiment squatté l’endroit appartenant en principe à la mosquée et même les accotements, déjà étroits de part et d’autre de la RN5 et même l’arrêt des voyageurs. Pour le transformer en une sorte de “souk” mettant ainsi en péril, l’intégrité physique des piétants qui sont contraints de se faufiler parmi les véhicules suite à l’encombrement de la circulation à cet endroit.
C’est aux heures d’ouverture et fermeture des établissements scolaires que les risques se multiplient puisque des centaines d’élèves traversent et passent par cet endroit, l’existence de ralentisseurs minimisent un tant soit peu, les dangers mais souvent des altercations éclatent entre chauffeur et piétants. “Ces enfants n’ont rien fait pour être insulté ou blâmé par les chauffeurs”, nous dira Lyes avant de s’étonner “pour 5 DA de plus ou de moins ont mis en danger nos vies et celles de nos enfants”.
Cela dit, les citoyens sont plus au moins indifférent par le fait que, apparemment les commerçants de ce “souk” mettent à leurs dispositions des marchandises de bonne qualité et de quantités abondante à des prix compétitifs contrairement à ceux du marché couvert.
Enfin de son côté, contacté par nos soin le P/APC déplore cette situation avant de conclure : “nous avons fait un arrêté à ce sujet”, un arrêté qu’apparemment les menaces de protestataires ont laissé lettre morte.
C. M.
