Revalorisation du régime indémnitaire, un statut particulier pour le personnel de l’éducation, remise en cause de la gestion des œuvre sociale propre au secteur. Ces principales revendications viennent d’être encore mises en avant par la coordination syndicale des enseignants qui a appelé sa base à une grève de trois jours à partir d’hier.
Mais dans la wilaya de Boumerdès, le débrayage n’a été pratiquement suivi le dimanche, que par les enseignants du premier cycle de l’éducation.
Des représentants de l’UNPEF, entre autres Boucheneb, ont noté pour l’exemple que les écoles de Chabet El Ameur, Dellys ont enregistré un taux dépassant 90 %.
Les trois écoles primaires du centre-ville de Boumerdès étaient totalement à l’arrêt. Au niveau de l’établissement Bayou Hocine, les enseignants affichaient hier leur détermination à poursuivre le débrayage pendant trois jours.
L’on ne pouvait qu’adhérer à ce mouvement de protestation par le biais duquel on réclame pour la première fois que » la tutelle respecte sa propre circulaire limitant la charge de travail à trente heures, dans ce palier de l’éducation », explique un instituteur gréviste. L’on est conscient également que » rien ne se donne, tout s’arrache », ajoute -t-il sur un ton de fierté.
C’est une adhésion-sans que l’on soit réellement militant dans l’un des organisme de la coordination syndicale, à un mouvement revendiquant en gros la satisfaction de doléances socio-professionnelles.
L’UNPEF et la SNTE, membre de la dite coordination, rejettent notamment toute proposition émanant des pouvoirs publics tant que ceux-ci marginalisent la fonction de l’enseignement. A titre d’exemple, a-t-on expliqué, l’élaboration de la grille salariale a déçu en définitive la corporation concernée dont les avis n’ont pas été pris en considération.
Salim Haddou
